‹ Lecons de métaphysique de KantChapitre 27 sur 37 · F8TCH0L061B · texte numérisé non relu

F8TCH0L061B

9irêst donc pas un principe particulier , mais un res^ pectus. Celui donc qui'dit : Anima est^Âs^ affirme qae Tame n'est pas un^ substance particulière > mais seulement une force, et par conséquent un phénomène %l un accident. Maintenant^ pour répondre à la question: si toutes les facultés de l'ame peuvent être dérivées d'une faculté fondamentale unique^ ou s'il faut en admettre plusieurs^ nous devons dire : Puisque l'ame est une unité ^ ce qui est démontré dans la suite ^ et ce que prouve d^à le ^noi^ il est clair qu'il n'y a dans l'ame qu'une seule faculté fondamentale^ d'où proviennent tous les changements et toutes les déterminations. Mais w>ici une question tout autre : Vouvons^ous dériver d'une seule faculté fondamentale toutes les opérations de Vame^ les différentes forces et facultés ? Nous ne le pouvons point : car nous ne pouvons pas déduire d'une faculté fondamentale unique des opérations qui difierent réellement les unes des autres : par exemple , il est impossible de déduire d'une seule force fat force motrice^ l'activité et la faculté de connaître (l'intelligence): car la cause de l'une est différente de celle de l'autre. Mais comme nous trou*vons dans l'ame humaine des déterminations ou

des accidents d'espèce entièrement différente^ chaque philosophe travaille^ du reste ^ à iee^ expliquer par une seule faculté fondamentale.*

274 PSTCHOLOGUL

La principale règle du philosophe ^ est de tà« cher^ autant que possible ^ de tout ramener à un principe unique^ aQji que les principes des sources de connaissances ne soient pas trop mul« tipliés. Mais il ne suit pas de là que nous trouvions dans Tesprit humain des raisons de réduire les différentes facultés à une faculté fondamen* taie. Par exemple ^ la mémoire n'est que Tima* gination du passé 3 elle n'est donc pas une faculté primitive spéciale. Mais nous ne pouvons pas en déduire à son tour l'imagination. La faculté figurative est donc déjà une faculté primitive. De plus , la raison n'est que Tentendement a priori. Nous trouvons donc que nous devons admettre des facultés fondamentales différentes^ et* que nous ne pouvons pas expliquer par une seule tous les phénomènes de l'ame : car^ qui voudrait essayer d'expliquer l'entendement parles sens? La faculté de connaître , la faculté du plaUir et de la peine, la faculté appétitive, sont donc des facvir tés fondamentales. En vain l'on s'efforce de dé« duire d'une seule toutes les facultés de l'ame. G est encore avec une peine plus inutile que l'on voudrait faire passer pour faculté primitive unique la ^is reprœsentativa universL Mais ce principe, que toutes les opérations différentes de l'homme doivent être déduites de facultés différentes de l'ame ; sert à traiter plus systématiquement la Psychologie empivique.

PSTCIOLOGIE RATIOIIELLE;

Page 1