‹ Lecons de métaphysique de KantChapitre 8 sur 37 · DU TRADUCTEUR. XIX · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR. XIX

seienœ se composât d'idées, pour qu'elle fût du domaine de la psychologie; ce qui est évidemment don* ner à la psychologie une extension abusive.

Sans doute, les idées de rapport, et ce que nous avons appelé le caractère objectif des conceptions de la raison, sont des faits de conscience; mais est-ce A ce titre que les idées ont un sens, une portée objective, qu'elles sont (pour me servir d'une expression qui, bien qu'abusive, a cependant un côté vrai) repréiefUaiivei? Est-ce en tant qu'elles sont des faits d^ conscience qu'elles ont une valeur objective, nécessaire, absolue, qu'elles constituent le monde intelligible (matériel ou idéal), le seul après tout que nous connaissions? Les intuitions et les idées générales mèr mes ne sont-elles pas regardées comme quelque chose de pliig que de simples faits internes? Pourquoi, si elles n'étaient que des faits de cette nature, se distingueraient-elles d'autres faits qui, par eux-mêmes, n'ont aucune valeur objective, aucun sens intelligi- Ue, les faits affectifs, les sensations proprement dites, les sentiments, les appétits, les actes instinctif, etc.?

n nous parait donc incontestable que les idées mé^ ttphysiques peuvent et doivent être considérées sous deux points de vue : 1^ sous le point de vue subjectif ou psychologique , et alors elles ne sont que des états de l'esprit, des faits de conscience, et n'ont, sous ce rapport, aucun caractère intelligible et scientifique; S"" sous le point de vue objectif ou ontologique, et alors, sans cesser d'être des états de l'esprit, elles ne sont cependant pas considérées comme telles, mais

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