DE LA DEUXIÈME ÉDITION
Cette nouvelle édition ne diffère presque en rien de la première. Les corrections, toutes de détail, n^ont eu pour but que de rectifier, çàet là, et d'amender Texpression de la pensée. Aucun changement n^était demandé, à ma connaissance, ni par les critiques qui se sont occupés de cet ouvrage, ni par les lecteurs qui l'ont pratiqué.
Ce n^est pas, certes, que les imperfections nVn soient grandes, et je les vois mieux que personne; mais par son ampleur, sa complexité, son incomparable importance, le sujet est de ceux sur lesquels il ne faut pas espérer se satisfaire. La nature même et Torigine du livre font d'ailleurs qu'il ne comporte guère les remaniements successifs. Des leçons qui ont été effectivement professées doivent demeurer telles qu^elIes ont été recueillies, telles du moins quelles ont été retouchées en leur temps. Le plus grand mérite de celles-ci sera toujours d*avoir vécu, de rendre fidèlement, bien que d'une manièio trop sèche et décolorée, le ton et la physionomie du premier cours de morale fait à Fontenay.
Malgré la grande part faite dans ces leçons aux problèmes les plus élevés, personne ne les a trouvées obscures; et, chose encore plus inespérée, ni leur provenance scolaire, ni leur caractère didactique ne les ont empêchées d'être goûlées des g^ns du mnnde. Dans ces conditions, ne risquerais-je pas de les gâter en les remaniant?
Il y a quelques mois, la Revue Pédagogique répondait par quatre pages où Ton sent la main d'un maître, à cette ques-
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lion, que se posent aujourd'hui des milliers d'Instituteurs : « Comment faut-il enseigner la morale à Técole primaire ? » Tous les conseils contenus dans cette réponse exquise supposent des mattres désireux et capables d'exercer sur les enfants une véritable action personnelle, c'est-à-dire pénétrés euxmêmes do la plus ferme doctrine morale, pleins de Tesprit des grands moralistes, riches de lecture et de réflexion. C'est surtout à des maîtres comprenant ainsi leur tâche, que les présentes leçons s'adressent. Si elles contribuent un peu à les mettre en état de faire comme il faut ce qu'on attend d'eux, mes yœux sont comblés*
H* M* iiis.
LEÇONS