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GANGRÈNE PAR LE SEIGLE ERGOTÉ - SYMPTOMATOLOGIE

Quelques troubles généraux plus ou moins graves;

De l’hébétucle ;

Des désordres sensoriaux.

Les malades éprouvent tout d’abord des fourmillements dans les membres, de l’engourdissement. De temps à autre, ils accusent dans les parties qui doivent être atteintes, soit des douleurs d’une intensité excessive, soit une sensation de brûlure très prononcée. La température locale a été trouvée quelquefois supérieure à la température normale.

A ces symptômes succède bientôt une diminution graduelle de la sensibilité qui ne tarde pas à disparaître complètement ; la circulation se ralentit peu à peu, et à un moment, donné les battements artériels 11e peuvent plus être perçus .

En troisième lieu, surviennent enfin les phénomènes de mortification confirmée : les membres, d’abord livides, se dessèchent, deviennent jaunes bruns,' N puis noirs, et momifiés. Ce sont là des symptômes de gangrène sèche. Les membres ainsi momifiés peuvent rester adhérents au tronc pendant un temps souvent très long, des semaines et même des années. L’observation de Gruveilhier, que nous avons déjà eu l’occasion de citer, se rapportait à un cas de gangrène par le seigle ergoté.

Souvent les malades n’éprouvent pas de fortes douleurs; l’appétit reste bon, les digestions encore faciles.

Le siège de la gangrène ergotée est en général toujours le même. Cette lésion affecte habituellement les extrémités inférieures comme dans les cas que nous venons de passer en revue de gangrène sénile des extrémités. Exceptionnellement cependant cette forme de gangrène se rencontre aux extrémités supérieures : ainsi l’on trouve dans la science quelques observations de malades ayant perdu par cette cause les extrémités de tous les doigts.

La plupart des observateurs ont noté un détail assez spécial que vous retiendrez: lorsque le sillon d’élimination vient à

QUINZIÈME LEÇON

s’établir, la délimitation s’opère presque toujours au niveau des articulations et non pas dans la continuité des membres, comme cela a lieu le plus fréquemment dans les autres formes' de gangrène. Ainsi on cite bien souvent la relation d’un fait resté classique et tiré de Salerne: un jeune enfant, à la suite d’une gangrène par le seigle ergoté, perdit les deux membres inférieurs, les deux cuisses se désarticulèrent l’une après l’autre au niveau de la hanche.

Il est à remarquer, en outre, que cette forme de gangrène ne s’accompagne presque jamais d’hémorragies , soit au moment où le sillon se creuse, soit au moment où l’escarre se détache. Nous aurons à vous rappeler ce fait lorsque nous nous occuperons du mécanisme physiologique de la production de cette lésion.

Détail encore à retenir : tandis que, dans les autres gangrènes, on voit souvent se déclarer des symptômes fébriles, dans l’ergotisme gangréneux, le pouls reste lent et dur, petit et serré. On voit qu’il y a une modification fonctionnelle du côté des vaisseaux qui imposent au cœur une résistance sérieuse à vaincre.

Rarement la gangrène par le seigle ergoté revêt la forme humide.

En résumé :

sus gangréneux à forme sèche;

d’élimination creusé surtout au niveau des

, ^^^.ations;

1 4° Marche lente de la gangrène;

5° Pas de symptômes fébriles;

\ 6° Pas d’hémorragies ;

telles sont les caractéristiques de la maladie, et ces symptômes vous suffiront souvent pour vous permettre d’affirmer le diagnostic.

Ajoutez que l’adulte semble plus exposé à contracter cette

siégeant surtout aux membres inférieurs;

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