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très bieiT la pénétration clans le foie, la rate, le rein, ou les réseaux capillaires des membres. Mais quelquefois les embolus du poumon semblent, au contraire, d’un âge postérieur à ooux des autres organes. L’explication ne peut alors être acceptée.
En troisième lieu, quelques auteurs ont pensé que les embolies pouvaient être, au début de leur formation, d’un volume excessivement petit, qu’elles pouvaient, dans ces conditions, ne pas être arrêtées même par les capillaires très ténus du poumon, et que, grossissant peu à peu par l’adjonction de parcelles fibrineuses, à mesure qu’elles circulaient dans le sang artériel, elles arrivaient à un moment à ne pouvoir plus progresser.
Enfin, dans ces temps derniers, on a fait grand bruit de communications directes qui existeraient dans certains organes entre les artères et les veines. G. Bernard, il y adéjà longtemps, avait signalé des communications entre les veines sus -hépatiques et la veine porte. C’est ce que l’on a appelé la circulation dérivative. On comprend le parti que l’on peut tirer de cette disposition anatomique, pour chercher à expliquer le phénomène que nous avons signalé. Des embolus pourraient ainsi aller directement du cœur droit dans le cœur gauche, sans passer parles capillaires du poumon. Malheureusement tous les anatomistes n’acceptent pas la réalité de ces faits.
En dénommant les embolies d’après la partie anatomique où elles se rendent on peut, comme nous venons de le voir, distinguer :
des embolus pulmonaires, des embolus artériels, des embolus hépatiques.
Un mot sur la fréquence plus ou moins grande des unes et des autres.
En général, les embolies artérielles sont plus fréquentes que les embolies pulmonaires et que les embolies du système de la veine porte.
LOCALISATION DLS EMBOLUS
Ainsi Bertin, sur 145 cas d’oblitération embolique, a rencontré :
| 79 embolies artérielles,
( 66 embolies pulmonaires.
Les embolies artérielles surviennent habituellement à la suite des maladies du cœur gauche ou des gros vaisseaux, l’endocardite rhumatismale, la myocardite, l’artérite. Cependant 20 fois sur 99 cas, d’après Bertin, on les voit se produire dans quelques maladies cachectiques, le cancer, l’état puerpéral.
Les embolies pulmonaires sont plus fréquentes dans les affections qui s’accompagnent d’une grande débilitation de l’organisme. Ainsi, à la suite de la tuberculose, de l’état puerpéral, du cancer, de la fièvre typhoïde, on voit souvent des coagulations se faire dans le cœur droit ou dans les veines des membres : ces coagulations deviennent la cause des embolus
pulmonaires. «
Quelquefois, mais rarement, l’embolie pulmonaire vient soit d’une thrombose du cœur droit d’origine rhumatismale, soit d'une thrombose d’une veine périphérique d’origine traumatique.
Les embolies de la veine porte, ou mieux les embolies hépatiques, sont rares, très rares. Elles se rencontrent à la suite de thromboses survenues au niveau des veines, d’hémorroïdes, de foyers purulents ou inflammatoires d’un membre, d’ulcérations intestinales, dans des cas de tumeurs abdominales, ou d’opérations sur le rectum. Lorsque la thrombose s’est constituée dans ces conditions, souvent l’embolie ne se produira pas, parce que les causes du déplacement du thrombus sont ici presque nulles et que c’est fréquemment par continuité que celui-ci atteint le tronc de la veine porte.
L’expérimentation est, du reste, en rapport avec ce quenous venons d'avancer. Vulpian, en faisant des injections dans les veines mésentériques d’embolus artificiels, de graines de lyco-
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po.de, par exemple, ou de petits morceaux de sureau, n’a jamais pu déterminer dos infarctus d’une façon bien nette. En répétant les memes injections dans le cœur gauche et l’aorte, il était, au contraire, toujours facile, très facile d’obtenir ce résultat.
Gomme nous ne voulons pas entrer dans des détails trop complets, et que nous tenons cependant à vous laisser dans l’esprit quelques notions bien précises, il nous semble convenable de vous représenter dans un tableau ce que l’on peut appeler la localisation des embolies, leur distribution géographique^n indiquant en même temps leur origine etleurs causes pathologiques. En d’autres termes,
1 leurs divisions , le lieu d’origine, le lieu d’arrivée, l'indication étiologique.
Il est, en effet, indispensable d’avoir bien présentes à l’esprit ces diverses notions de physiologie pathologique, si l’on veut aborder avec fruit l’étude de la symptomatologie du processus embolique.
LOCALISATION DES EMBOLUS
LOCALISATION DES EMBOLUS
On peut distinguer échouant dans
On peut les dénommer
le poumon,
des embolus) le système capillaire des organes ou des membres, le foie.
A. Embolus pulmonaires.
B. Embolus artériels.