OBSERVATIONS GÉNÉRALES SUR LA SYMPTOMATOLOGIE DU PHLEGMON DI FFUS
1° Le phlegmon diffus peut, en outre, se diviser en quatre variétés:
I 1° Phlegmon diffus panniculaire.
I 2° Phlegmon diffus par nappe pu- ) rulente ou phlegmon diffus sus- \ aponévrolique.
I 3° Phlegmon diffus sous-aponévrotique.
4° Phlegmon diffus total.
Le pus existe dans le tissu cutané et le pannicule graisseux.
Le pus existe dans le tissu cellulaire sus-aponévrotique.
Dans le tissu cellulaire sous-aponévrotique.
Partout.
2° Les périodes que nous avons indiquées ne se succèdent pas toujours régulièrement. Quelquefois suppuration presque au début.
3° Simultanéité des trois périodes dans une même région, ou du moins dans des régions voisines.
4° Au niveau des parties internes, Jes symptômes locaux peuvent ne pas se percevoir. Ainsi phlegmons diffus du petit bassin.
5° Des complications surviennent souvent, elles proviennent habituellement de l'extension des phénomènes inflammatoires aux organes voisins.
Inflammation des centres nerveux.
Œdème de la glotte.
Pleurésie purulente.
Ouverture des articulations.
5° La distinction de Ledentu
i En phlegmon diffus franc,
I En phlegmon érysipélateux,
nous semble ne pas correspondre à la définition du phlegmon diffus telle que nous l'avons établie.
Diagnostic . — Pour mieux graver dans votre esprit la symptomatologie du phlegmon diffus, nous rapprocherons de cette étude celle du diagnostic.
Le diagnostic semble habituellement facile. En effet, les symptômes de la maladie paraissent très nets, très précis. Il n’en est rien cependant, et ce point de pathologie offre encore bien des difficultés.
Le phlegmon diffus a été souvent confondu même par les auteurs qui se sont occupés de cette question avec d’autres lésions.
Le phlegmon circonscrit, par exemple ;
L’érysipèle œdémateux ;
La phlegmatia alba dolens ;
Le phlegmon par diffusion ;
L’angioleucite ;
La gangrène dite foudroyante.
Ce qui s’est écrit de plus pratique, de plus complet et de plus utile sur ce sujet, vous le trouverez dans le mémoire de Chassaignac que nous vous avons déjà cité.
Le diagnostic est habituellement facile pour le phlegmon circonscrit et pour l’érysipèle œdémateux.
Pour le phlegmon circonscrit, la localisation habituellement restreinte des symptômes, la collection du pus en une cavité bien distincte, la présence d’un pus liquide, son écoulement facile vous indiquent assez sûrement la nature de la lésion.
Pour l’érysipèle œdémateux, le problème offre souvent des difficultés sérieuses. Habituellement l’érysipèle simple présente une résistance, une élasticité de la peau et du tissu cellulaire en vertu de laquelle, aussitôt que la pression du doigt cesse, le niveau de la surface se rétablit. C’est là un des caractères essentiels de l’érysipèle. Lorsque l’empreiute du doigt reste indiquée par une dépression qui persiste, il y a alors un nouvel élément, l’œdème. Comme l’œdème en cas d’érysipèle coïncide souvent avec la présence du pus dans le tissu cellulaire, on peut