TRAITEMENT GENERAL DU PHLEGMON DIFFUS
ponctions à la lancette de Dobson, a été souvent employée avec succès ces temps derniers par le docteur Anger (thèse de Bouriau, 1877).
Dans quelques cas, lorsque le phlegmon diffus, après avoir envahi tout un membre, menace d’atteindre encore des portions plus ou moins considérables du tronc, le chirurgien est obligé d’en venir à un parti extrême. L’amputation, faite à propos, peut quelquefois sauver la vie du malade. Ges cas d’amputation sont rares cependant ; car le plus souvent, quand les désordres locaux ont atteint de si grandes proportions, l’état général du sujet est devenu 'si grave que toute intervention semble inutile. Vous trouverez néanmoins quelques faits heureux; ainsi Chassaignac cite une observation où la désarticulation du bras gauche, alors même qu’elle fut pratiquée dans des tissus que l’infiltration purulente avait atteints, permit au malade de guérir.
Traitement général. — Nous venons de passer en revue le traitement local du phlegmon diffus, il nous reste à vous dire quelques mots du traitement général.
Ce traitement s’adresse à l’ensemble des symptômes généraux et devra varier nécessairement suivant les diverses périodes de la maladie. Gomme les symptômes généraux, dans la période la plus grave, sont essentiellement des symptômes ataxo-adynamiques au point de vue de leur expression, et phlogogènes au point de vue de leur origine, ils comporteront surtout l’administration de moyens puissamment toniques. Aujourd’hui chacun est convaincu du danger des émissions sanguines.
Au début, l’état gastrique comporte souvent l’administration de quelques moyens spéciaux: emploi d’ipéca ou de tartre stibié.
En résumé, retenez surtout les propositions générales suivantes.