TRAITEMENT DU FURONCLE
A. Traitement général.
B. Traitement local.
Modifier le régime, i Emploi de quelques purgatifs, i 1“ Préventif. . Emploi de l'arsenic.
\ / Usage de la levvire de bière.
A. Traitement général.' Eau de goudron (Hardy).
j 2U Quelquefois traitement général, inutile dans le cas de I furoncle simple.
3° Lutter contre les accidents alaxo-advnaniiques, si le furoncle est grave.
1" Traitement de la première période.
1° Cautérisation légère au nitrate, i 2° Frictions avec alcool camphré.
1 3° Applications de mélanges réfrigérants, j 4» Lotions avec l'acide thymique ou l borique, après avoir fendu la première
\ petite vésicule.
B. Traitement local.
( 2" Traitement de ( la deuxième pè- | ri ode.
Furoncle
simple.
Furoncle
grave.
lu Bains locaux.
2° Cataplasmes émollients.
3° Traitement chirurgical du furoncle, incision cruciale; laissé de côté par Nélaton. Peut être conseillé avec des lotions anti-parisitaires.
Cautérisation énergique.
I 3U Traitement de la troisième période.
Lotions alcooliques.
— vineuses.
— phéniquées.
Favorise la cicatrisation.
Bek.ne — Path. c/tir.
De l'anthrax. — Définition ancienne. — Définitions de Dupuytren, de Yergnies, de Hawkesworth-Ledwick, de Gollis, de Broca, de Trélat. — Symptomatologie. — Symptômes locaux, physiques ; — Symptômes locaux, subjectifs. — Symptômes généraux. — Durée de l’anthrax. — Etiologie. — Causes prédisposantes. — Statistique du docteur Halpryn. — Causes déterminantes locales. — L’anthrax est-il contagieux? — Causes déterminantes générales. — Influence du diabète. — Statistique de Halpryn. — Siège primitif de l’anthrax. — Théorie glandulaire : Astruc, Velpeau, Richet, Denucé, Broca. — Théorie aréolaire : Hunter, Dupuytren. — Théorie dermique : Yergnies. — Théorie cellulaire: Hawkesworth-Ledwick, Collis. — Nature du bourbillon. — Diagnostic. — Pronostic. — Traitement. — Traitement général. — Emploi des alcalins. — Levure de bière. — Emploi de l’acide sulfurique. — Eau de goudron. -- Arsenic. — • Traitement local. — Applications topiques. — Réfrigérants. — Emollients. — Compression. — Sangsues. — Traitement chirurgical. — Excision. — Incisions. — Incision circulaire. — Incision cruciale. — Incision en étoile. — Incision en tulipe. — Incisions sous-cutanées. — Cautérisation. — Conseils généraux.
Messieurs,
Après l’étude du furoncle, il nous semble tout naturel de vous entretenir de l’anthrax.
On donnait autrefois le nom d’anthrax à des affections aujourd’hui bien nettement séparées les unes des autres. On désignait ainsi tout d’abord des tumeurs déterminant des douleurs ardentes, comparables à celles que produisent les brûlures. Il est évident que des affections bien diverses peuvent présenter ce caractère particulier. Astruc, par exemple, dans son Traité des tumeurs et des ulcères (1759), divisait les anthrax: 1° en charbon vrai ou légitime; 2° en charbon bâtard ou érysipélateux; 3° en
charbon simple; 4° en charbon composé. Boyer restreignit plus tard le sens de cette expression en distinguant l’anthrax malin et l’anthrax bénin ; le premier se rapportant aux affections charbonneuses, le second comprenant ce que nous désignons actuellement sous le nom d’anthrax.
En France, c’est à Dupuytren que revient le mérite d’avoir séparé l’anthrax de toutes les maladies avec lesquelles il n’avait aucun rapport et avec lesquelles cependant il était confondu. Les médecins et les vétérinaires, en étudiant d’une manière plus complète les affections charbonneuses, ont facilité aussi singulièrement ce travail de distinction.
Aujourd’hui l’anthrax est considéré par la plupart des pathologistes comme un furoncle confluent ou mieux comme une réunion de furoncles; or, comme la définition du furoncle varie suivant que l’on en place le siège dans le tissu cellulaire qui entre dans la composition des aréoles du derme, ou dans les glandes tégumentaires, vous ne serez pas étonnés que la définition de l’anthrax ait été envisagée aussi d’une manière différente. Ainsi pour Dupuytren, l’anthrax n’est autre chose que « l’inflammation de plusieurs paquets du tissu cellulaire contenu dans les aréoles du derme, inflammation qui 11e s’étend que consécutivement au tissu adipeux sous-cutané, et aux parties plus profondément situées » .
Dans une thèse de 1815, Vergnies définit l’anthrax l’inflammation de la fibre propre du chorion. L’inliammation s’étendrait ensuite, d’après lui, au corps réticulaire, puis consécutivement aux paquets de tissu cellulaire placés dans l’intérieur des aréoles du derme. Pour cet auteur, le furoncle est, au contraire, l’inflammation immédiate des paquets cellulaires qui remplissent lesaréoles du derme. Pour Hawkesworth-Ledwick, pour Collis, dont nous aurons plus tard à examiner les opinions, l’anthrax 11’est qu’une inflammation, du fascia superficialis pouvant s’étendre au tissu aréolaire sous- cutané et au tissu cellulaire profond. D’autres auteurs ont placé le siège de l'anthrax, comme