LEÇON
Définition du traumatisme. — Définition de Verneuil. — Division générale. — Du traumatisme en général. — Quelle influence les lésions traumatiques exercent-elles sur tel ou tel état général ? — Quelle influence l'état général exerce-t-il sur la marche des lésions traumatiques ? — Influence de la syphilis sur les plaies. — Influence des lésions traumatiques sur la syphilis. — • Influence de l’alcoolisme sur le traumatisme. — Alcoolisme aigu. — Alcoolisme chronique. — Influence du rhumatisme sur la marche du traumatisme. — Influence du traumatisme sur le rhumatisme. — Influence de l’impaludisme. — Influence de la grossesse. — Influence des maladies de foie — Influence des maladies du cœur et de la vieillesse. — Étude des plaies. — Historique. — Période ancienne. — Période du moyen âge et période moderne. — Période conter iporaine. — Étude des plaies. — Division. — Plaies par instruments tranchants. — Action de F instrument tranchant. — Division des plaies par instruments tranchants. — Symptomatologie. — Symptômes primitifs. — Écartement des bords de la plaie. — Écoulement de sang. — Douleur.
Messieurs,
Nous commencerons aujourd’hui l’étude des questions de pathologie chirurgicale générale ayant rapport au traumatisme. Les mots de violences extérieures, de blessures, de lésions externes, de lésions chirurgicales, de lésions physiques, mécaniques, désignent, pour plusieurs auteurs, l’ensemble des lésions traumatiques.
Cette expression de lésions traumatiques (de rpaùy.a, blessure), de date assez récente, a été définie avec plus de soins par le
professeur Verneuil « une lésion externe ou interne, apparente ou cachée, accidentelle, locale, issue, sans prédisposition nécessaire, d’une violence extérieure ou d’une action physiologique exagérée, caractérisée par l’instantanéité de la cause, la production immédiate d’une solution de continuité dans nos tissus, l’apparition subite de modifications morphologiques ou fonctionnelles, le développement très prochain d’une irritation au point lésé, et la tendance naturelle à la réparation spontanée ».
Pour Verneuil, la lésion traumatique comporte donc essentiellement deux caractères : 1° sa production immédiate; 2° le fait d’une solution de continuité. Pour lui, par conséquent, les lésions qui dépendent de l’action du froid, de la chaleur, de l’électricité, ne se produisant pas quelquefois immédiatement et ne s’accompagnant pas toujours de solution de continuité, ne doivent pas être rangées dans la catégorie des lésions traumatiques. Tout" en considérant comme très judicieuse l’observation indiquée par Verneuil, nous croyons devoir continuer à décrire cependant comme lésions traumatiques l’ensemble des diverses lésions physiques, telles que les ont comprises Richerand, Vidal, les auteurs du Compendium et Follin. Pour traiter complètement ce sujet, nous aurions à passer successivement en revue : L’étude des plaies;
— des contusions;
— des ruptures ;
— des fractures;
. ( du froid et de la chaleur,
— des escarrifications ,
des caustiques,
par 1 action . , „ ,
1 ( de la foudre.
Nous nous bornerons à l’étude des plaies, des contusions, des brûlures, des froidures, des accidents dus à la foudre. L’étude des fractures nous semble devoir être réservée à la pathologie spéciale, et comme les ruptures se présentent souvent dans des états spéciaux relevant plus particulièrement de la médecine proprement dite, ruptures vasculaires, par exemple,