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DU TRAUMATISME — INFLUENCE DE LA GROSSESSE

mittences plus périodiques, et 1 action du sulfate do quinine indique aussi la nature de l’accident.

Dans quelques contrées où les accidents de l’intoxication palustre sont d’une intensité extrême, les malades sont souvent, sous ce rapport, d’une impressionnabilité excessive. Ainsi, aux îles du Salut, le point le plus salubre de la Guyane, il suffit que le vent du sud-ouest souffle pendant quelques heures pour que les blessés s’en ressentent : les plaies deviennent blafardes, saignantes, douloureuses, et si le sulfate de quinine n’est .pas administré, la cicatrisation est compromise par suite des miasmes que ce vent du sud-ouest apporte d’une des contrées très marécageuses du voisinage, la Grande-Terre (Dubergé, thèse de Paris, 1875. Quelques considérations sur les complications des plaies). Dans une thèse récente (Lyon, 1882), le docteur Marvillet a appelé aussi l’attention sur les hémorragies traumatiques qui surviennent chez les paludéens.

Il nous reste à passer en revue l’influence de la grossesse, celle des affections cardiaques, des affections du foie, du diabète et de la vieillesse.

E. Influence de la grossesse. — L’influence de la grossesse sur le traumatisme phut se résumer dans les quelques propositions suivantes : 1° Des plaies même graves, lorsqu’elles ne sont pas suivies d’hémorragies et qu’elles ne siègent pas dans la sphère génitale, n’offrent pas un pronostic plus grave que chez la femme non enceinte ; 2° lorsqu’il y a hémorragie ou que la plaie siège dans la sphère génitale, et surtout si ces deux conditions sont réunies, le pronostic devient alors beaucoup plus sérieux ; 3° ce que nous venons d’indiquer pour les plaies, est vrai pour toute espèce de traumatisme; 4° souvenez- vous, en dernier lieu, que l’anesthésie ne devra être employée chez la femme enceinte qu’avec une réserve excessive. C’est à un de nos collègues lyonnais que cette question doit en partie d’être un peu mieux connue. Valette, un des premiers, en 1864, publia un mémoire sur la grossesse considérée comme contre-

indication dos grandes opérations; ce travail peut être considéré comme le premier jalon. Plus tard, la thèse de E. Petit, Sur la grossesse dans ses rapports avec le traumatisme (1870); celle de Cornillon, Sur les accidents des plaies pendant la grossesse et l’état puerpéral (1872) ; celle de Massot (1873) ; le mémoire de Cohnstein Heber, Chirurgiche Operationnen bei Sdmangen ; plusieurs discussions à la Société de Chirurgie de Paris, à la Société des Sciences médicales de Lyon; enfin l’important travail de Yerneuil, lu au Congrès de Genève de 1877 montrent combien cette question pathologique était digne d’ attention .

F. Influence des maladies du foie , du diabète , de l’albuminurie, du scorbut. — L’influence des maladies du foie sur le traumatisme a été surtout étudiée par Maurice Longuet (thèse inaugurale, 1877). Des observations nombreuses y sont rapportées, et après l’examen sérieux de ces observations, il est impossible de ne pas être convaincu de toute l’importance de cette action.

Chez les malades que l’on peut appeler hépatiques, un traumatisme parfois très léger, une simple écorchure, une contusion, une luxation, une fracture simple déterminent souvent une mort rapide au milieu de complications très graves survenues pour ainsi dire sans motifs. Les complications qui se produisent sont habituellement des hémorragies, des gangrènes, des œdèmes, des inflammations diffuses. Cet ensemble symptomatique est précisément celui qui caractérise les lésoins organiques du foie. Il y a là un rapport étiologique dont il est impossible de ne pas être frappé .

Ces faits peuvent servir aussi à nous expliquer les accidents que l’on voit chez les diabétiques, les albuminuriques, les scorbutiques. Ainsi c’est surtout chez les diabétiques que l’on observe les phlegmons diffus et la gangrène des plaies, de même que les cas de mort rapide à la suite de traumatismes insignifiants. Les fractures, chez ces sujets, ne se consolident que difficilement ou

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