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PROPOSITIONS GÉNÉRALES SUR LA CICATRISATION

La cicatrisation consiste dans la formation au niveau des bords d'une plaie d'un tissu embryonnaire qui passe peu à peu à l'état adulte en devenant tissu cellulo-Iibreux, tissu cicatriciel. C’est toujours un travail de nutrition intime.

1° Cicatrisation par première intention ;

2° Cicatrisation par deuxième intention, dite encore immédiate par deuxième intention;

3° Cicatrisation par troisième intention, dite encore médiate par deuxième intention.

1» Sécrétion de lymphe plastique;

3° Dans la cicatrisation par] 2» Changement des cellules embryonnaires en cellules première intention. . .1 plasmatiques;

1 3° Vascularisation.

2° Ou peut distinguer trois modes île cicatrisation. .

4° Dans la cicatrisation deuxième intention.

j 1° Première tentative infructueuse;

12° Utilisation de la couche de lymphe plastique adul- Par| bérée ;

/ 3° Constitution de bourgeons charnus ;

; 4° Adhésion, si on réunit.

' Création, en définitive, du tissu véritablement cicatriciel ;

5° Dans la cicatrisation par) , , , n

1 ' Longueur plus grande du processus ;

troisième intention. . .1

\ Suppuration fréquente, mais non indispensable.

6° Il faut distinguer dans le I . ,

• , • • , • Réparation de la brèche

processus cicatriciel, sui-( 1 , . .

ou régénération.

vaut qu il y a \

7° Chez l'animal inférieur, la régénération comporte la régénération même de certains organes.

8° Chez l’homme, les tissus seuls se régénèrent.

I Une première période, pendant laquelle se produit du

I tissu conjonctif.

Une seconde période, pendant laquelle l'élément spécial du tissu se constitue.

Cette seconde période varie nècessai- ) \ °S’ r , • . .... de nerfs,

rement, suivant quil s agit / , , ,

u [ de tendons.

Exception pour le tissu musculaire. Le tissu musculaire ne se régénère pas.

Cicatrisation sous-crustacée. — Définition de la croûte. — Division: croûtes naturelles; croûtes artificielles; croûtes naturelles, sanguines, muqueuses, purulentes, plastiques, escarre. — O.i a cherché à produire soit des croûtes naturelles, soit des croûtes artificielles. — Cicatrisation sous-crustacée naturelle. — Ventilation (Bouisson). — Cicatrisation sous-crustacée artificielle. — Cicatrisation sous-cutanée.

— Définition. — Plaies sous-cutanées de trois espèces. — Phénomènes qui se passent au niveau des plaies sous cutanées. — Phénomènes immédiats. — Phénomènes consécutifs. — Expériences de Demarquay. — Influences spéciales modifiant le travail de cicatrisation. — Phénomènes généraux. — Fièvre traumatique.

— Définition. — Description. — Théorie de la fiévi-e traumatique. — Théories insignifiantes: La fièvre traumatique dépend d'une gastrite. — La fièvre traumatique dépend d'une inflammation des vaisseaux. — Théorie vitaliste. — Théorie allemande de la fièvre traumatique. — Pourquoi, dans quelques circonstances, un traumatisme même considérable n’entraîne pas de symptômes généraux de fièvre traumatique? — Pourquoi le plus souvent une lésion locale s’accompagne-t-elle de symptômes généraux? — Pourquoi les symptômes réactionnels surviennent-ils habituellement le troisième ou le quatrième jour tout en pouvant exister dés le début? — Diagnostic des plaies par instruments tranchants.

Messieurs,

Pour achever l’étude de la cicatrisation proprement dite, il nous reste à vous parler des phénomènes cicatriciels que l’on observe lorsque la cicatrisation s’effectue sous des croûtes ou lorsque la plaie est encore recouverte de la peau; en d’autres termes, nous devons passer en revue la cicatrisation sous-crustacée et la cicatrisation sous-cutanée.

Cicatrisation sous-crustacée. — La cicatrisation des plaies sous une croûte est un mode de cicatrisation assez rare. On trouve peu d’observations sur ce sujet dans les divers auteurs ; il n’y a guère que limiter qui s’en soit occupé et qui ait

moine considéré le pus comme une couche protectrice spéciale, destinée à diminuer l’irritation des parties les plus superficielles de la plaie. La cicatrisation sous-crustacée est, disons-le en passant, plus fréquente chez l’animal que chez l’homme.

Définition. Division. — On donne le nom de croûtes à des enveloppes particulières qui s’étalent à la surface d’une plaie. On peut les diviser en deux catégories, suivant que leurs éléments appartiennent à l’organisme ou qu’ils lui sont étrangers. Les premières peuvent être dites naturelles , les secondes artificielles.

Croûtes naturelles. — Les croûtes naturelles se divisent de la manière suivante :

1° La croûte est quelquefois composée du sang primitivement épanché à la surface de la plaie et qui s’est desséché.

2° D’autres fois, la croûte est formée de mucus ; c’est ce qui arrive au niveau des surfaces muqueuses, dans les fosses nasales, par exemple.

3° Elle peut provenir de la dessiccation, soit du pus, soit des matières plastiques sécrétées au niveau de la plaie.

4° Quelquefois la croûte n’est qu’une escarre, suite d’une brûlure par le feu ou de l’application d’un caustique.

Croûtes artificielles . — Les croûtes artificielles sont nombreuses; elles sont constituées habituellement par des substances spéciales que le chirurgien maintient appliquées sur la surface d’une plaie comme couche protectrice. Nous aurons, dans un instant, l’occasion de revenir sur ce point.

La cicatrisation sous-crustacée ne constitue pas un mode de cicatrisation à part. La croûte est seulement une couche protectrice qui abrite les parties profondes, et qui limite ou empêche l’inflammation. Au-dessous de la croûte, la lymphe plastique se sécrète, s’organise, et le travail cicatriciel se réalise suivant les divers modes que nous avons analysés antérieurement. Quelquefois, au contraire, la croûte empêche les liquides sécrétés au niveau de la plaie de pouvoir s’écouler ; ces liquides peuvent se

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