‹ Leçons de pathologie chirurgicale générale (volume 2)Chapitre 23 sur 252 · C. Théories · texte numérisé non relu

C. Théories

< f>° Obser-, Charcot, nerveuses, vations ' Bœresprunj.

de ' Mitchell.

Théories cellulaires, A.

’ Théories vasculaires, B.

t Théories nerveuses, C.

1« La cause immédiate de l'inflammation réside dans lu cellule.

Dysplasie cellulaire, suite d'irritation.

2° L’irritation est de cause externe ou de cause interne.

3° La cellule irritée se gonfle, elle prolifère.

4« Tout tissu contenant des cellules peut s’enflammer.

5° Les phénomènes vasculaires viennent ensuite.

(3° Expérience de Recklinghausen.

7» Les modifications ultérieures de sensibilité, de motililé, de sécrétion, tiennent aux modifications des cellules nerveuses, musculaires et secrétantes.

lu L'inflammation consiste essentiellement dans un trouble circulatoire des vaisseaux capillaires.

2« Phénomènes vasculaires. (Nous les avons délaillés.)

3° Phénomènes exsudatifs ou extra-vasculaires.

4° En dernier lieu, phénomènes consécutifs : ce sont les phénomènes qui atteignent alors les éléments cellulaires. 5° Pas d’inflammation dans un tissu ou il n’y a pas de vaisseaux.

I 1° La paralysie vaso-motrice produit la congestion.

2° La congestion se change en inflammation sous l’influence d’une cause irritative même légère.

3° La cause irritative peut, être ex- 1. Théorie terne ou interne, névro-pa- 4° Une excitation

ralytique. locale violente peut Cérébro- paralyser immédiaspinale. tementles vaso-mo- Marey. teurs).

Vulpian. 50 L’inflammation

peut naître par action réflexe à la suite d’une douleur locale.

6° La paralysie des constricteurs vasomoteurs détermine la congestion passive.

L’excitation des dilatateurs vaso-moteurs

Nées surtout des faits I suivants:

i° Exp. de Pourtour du Petit.

2° Section du trijumeau. Inflammation consécutive de l’œil.

3° Pleurésie, pneumome à la suite des lésions du pneumogastrique.

4“ Ulcérations, gau grénes à la suite de lésions de la moelle.

6° Travaux de Morat et Duplay sur le mal perforant.

"«Expériences de Bernard pour diminuer l’inflammation, supprimer la sensibilité des parties en sectionnant les nerfs sensitifs.

Ont donné lieu à la théorie nerveuse cérébrospinale.

A donné lieu

inné / à l 2. T

An i* i u > iipw

8» Existence de nerfs \ dits trophiques (Samuel) 1 'a théorie,

nerveuse / trophique '

I détermine la congestion active.

! Excitation des rameaux trophiques.

Inflammation.

Paralysie de ces rameaux. Atrophie.

SIXIÈME LEÇON

DÉFINITIONS THÉORIQUES DE L’INFLAMMATION

Définitions. . .

Définitions A. Cellulaires.

Définitions B. Vasculaires.

Définitions C. Éclectiques.

Pour Virchow.

Pour Jaccoud.

Pour Sée.

/ Cellulaires. A.

I Vasculaires, B.

’ Éclectiques, C.

Pas de définitions nerveuses. Les théories nerveuses rendent \ compte seulement du début de l'inflammation.

/ I, 'inflammation consiste essentiellement dans l’irritation des cellules du tissu conjonctif.

Les produits de cette irritation dérivent par prolifération de cette cellule primitivement irritée.

L’inflammation est un désordre de nutrition qui est provoqué dans le tissu vivant par une impression anormale dite irritante.

L’inflammation est un acte généralement tumultueux concurremment nutritif et dénutritif. .

L’inflammation est l'image de la nutrition avec cette différence que dans la nutrition il y a équilibre tandis que dans l’inflammation l’équilibre est rompu.

L'inflammation est une irritation normale Pour Vulpian. ' ou anormale amenant le trouble de l’activité ' élémentaire.

L’inflammation est un trouble dénutrition ; qui ramène les éléments cellulaires à l'état l embryonnaire, qui s'accompagne généralement 1 de dépôt de matière fibrineuse, qui peut pro- Pour Heurtaux ( duire un liquide spécial, le pus, et dont les J lésions transitoires peuvent disparaître sans I laisser de traces, entraîner la destruction de l’organe ou aboutir à la formation du tissu conjonctif.

Travail morbide débutant par la stase, aboutissant à l'exsudation.

Trouble circulatome avec pertubation tlier-

i Pour Chalvet.

Rokilanslcy.

Robin.

\ Boyer ((de Montpellier)

I inique.

Modification/^ sensibilité /

consistant dans! ([e moUIi|4t

la perversion des de caloricitét

facultés vitales) , ..

„ I de fonctions

d un tissu ou d un f ,

J plastiques, organe. \

D'où

douleur,

rougeur,

chaleur,

tumeur.

INFLAMMATION — FOR M FS DR L’INFLAMMATION

Connaissant actuellement les définitions, la symptomatologie, les théories de l’inflammation, nous commencerons l’étude des formes de l’inflammation.

Étudier les formes de l’inflammation, c’est étudier les aspects divers qu’elle peut présenter sans faillir au type permanent de l’espèce. Hunter est un des premiers chirurgiens qui ait envisagé cette question; il distingua trois formes spéciales :

L’inflammation adhésive;

L’inflammation suppurative;

L’inflammation ulcérative.

A l’inflammation adhésive correspondait l’adhérence des parties enflammées et la cicatrisation des parties traumatisées.

A l’inflammation suppurative et ulcérative correspondaient la suppuration et l’ulcération des parties. L’inflammation ulcé rative, pour nous servir de l'expression même de Ilunter, était de nature essentiellement disjonctive. Singulier processus que celui de l’inflammation. Dans bien des cas, c’est par son intermédiaire que la nature réalise la guérison des pertes de substance; dans d’autres, c’est l’inflammation qui crée, au contraire, la solution de continuité nouvelle, l’ulcération, par exemple. Tantôt c’est le ciment qui sert à l’architecte pour réparer la brèche, tantôt c’est la pioche qui sert à détruire.

Quand on examine d’une façon plus attentive les aspects divers que peut présenter le processus inflammatoire, on arrive à admettre les divisions suivantes :

Au point de vue du temps ;

\ Au point de vue des tissus ;

I Au point de vue des exsudats ;

Au point de vue des résultats définitifs.

V Au point de vue du temps. — - L’inflammation peut être aiguë, elle peut être chronique. L’une évolue rapidement, l'autre évolué d’une façon lente. Ce que nous avons dit jusqu’à présent s’applique surtout à l’inflammation aiguë ; nous nous réservons plus tard de vous décrire à part l'inflammation chronique.

SIXIÈME LEÇON

2U Au point de vue des tissus. — Il est logique de ‘distinguer séparément les inflammations des divers tissus. L’inflammation des séreuses, des muqueuses, du tissu osseux, des tissus épithéliaux comporte, en effet, des modifications symptomatologiques importantes et qui peuvent très bien se prêter à quelques distinctions spéciales. Il en est de même pour tous les tissus.

3° Au 'point de vue des exsudats, l’on peut distinguer des inflammations

sereuses,

] plastiques,

catarrhales,

suivant que l'exsudât sera de nature séreuse, qu’il contiendra beaucoup de substance fibrineuse ou muqueuse.

4° Au point de vue des résultats définitifs. — Tantôt l’inflammation est dite organisatrice; son caractère essentiel est alors la formation d’un tissu embryonnaire qui tend à reconstituer le tissu enflammé ou à s’organiser en tissu connectif.

Tantôt elle est dite désorganisatrice. L’inflammation désorganisatrice se divise elle-même en trois catégories :

^ L’inflammation désorganisatrice ulcéreuse ;

I L’inflammation désorganisatrice gangréneuse; L’inflammation désorganisatrice avec dégénérescences.

Nous nous occuperons plus tard de l’ulcération et de la gangrène que nous venons d’indiquer sommairement ; quant à l’inflammation avec dégénérescences, c’est dans ces cas où Ton voit se produire les infiltrations granulo-protéiques ou granulograisseuses, soit dans ^ les exsudats,

I les cellules de nouvelles formation, ouïes éléments même delà région malade.

Quelquefois la partie enflammée et dégénérée constitue une masse jaunâtre de consistance pâteuse, et provoquant facilement autour d’elle de nouvelles inflammations éliminatrices.

Ces inflammations avec dégénérescences prennent souvent

INFLAMMATION — FORMES DF. L'INFLAMMATION

la dénomination d’inflammation caséeuse. C’est l’inflammation tuberculeuse de quelques auteurs.

Cette dégénérescence dont nous venons de parler peut s’opérer :

soit au niveau des produits exsudés,

^ soit au niveau des cellules de nouvelle formation,

^ soit au niveau des éléments mêmes de la partie enflammée.

C’est le plus habituellement au niveau des poumons, au niveau des ganglions que vous rencontrerez cette forme spéciale inflammatoire. Souvent dans ces cas, on voit survenir des phénomènes d’ulcération, cela dépend surtout des mauvaises conditions hygiéniques auxquelles le malade est soumis : alimentation mal choisie, peu appropriée à l’âge des individus, souvent peu réparatrice, absorption d’un air humide, vicié, défaut d’exercice musculaire.

Quelques auteurs ont prétendu que cette forme inflammatoire était toujours sous la dépendance de la diathèse tuberculeuse; ainsi Thaon a cherché à prouver qu’il en était toujours ainsi. Cette opinion est encore singulièrement discutée, et si pour les Allemands, par exemple, la dualité de la phtisie pneumonique ou caséeuse et de la phtisie tuberculeuse est bien démontrée; pour d’autres auteurs, la vérité de cette proposition est encore bien loin d’être prouvée.

Quelquefois l’inflammation organisatrice est encore appelée de bonne nature. L’inflammation désorganisatrice est dite alors de mauvaise nature. Inflammatio genuina. Inflammatio spuria.

Résumons en quelques lignes ce que nous venons d’indiquer et nous pourrons examiner ensuite les formes et les terminaisons de l’inflammation.

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