APPROPRIATION DE CES IDÉES A LA FIÈVRE TRAUMATIQUE
1° lise produit au niveau d'une partie traumatisée une substance dite pyrogène.
2° Cetle substance appelée par les uns vi”\o traumatique, par d’autres sepsine, passe dans le sang et détermine des états morbides spéciaux, constituant ce que l’on peut appeler les fièvres chirurgicales :
3° Pour les uns, tous ces élats moi’bides sont plus ou moins identiques. Ils admettent, en d’autres termes, l'unicité des fièvres chirurgicales. La quantité de poison absorbé, la susceptibilité plus ou moins grande de l'organisme rendent compte des effets différents.
4° Pour d’autres, les effets différents tiennent à des poisons différents : la substance pyrogène qui détermine la fièvre dite traumatique n’est pas la même que la substance pyrogène qui produit la septicémie;
5° La fièvre traumatique doit toujours, en définitive, donner l’idée d'une adultération du sang. Ainsi comprise, la théorie de la fièvre traumatique :
Permet de mieux rationnaliser les phénomènes morbides que l'on voit survenir après le traumatisme.
Elle tient en éveil l’attention du praticien.
Elle permet de formuler un traitement rationnel des suites du traumatisme.
Avant do [tasser au traitement des plaies par instruments tranchants, un mot encore sur le diagnostic et sur le pronostic. Nous serons, du reste, aussi bref que possible sur ce sujet, ces détails constituant surtout des questions de pathologie spéciale.
Diagnostic. — Établir le diagnostic d’une plaie, c’est:
1° Apprécier la forme, l’étendue, la direction de la solution de continuité. En médecine légale il est toujours convenable, quand on le peut, de confronter l’instrument qui a été la cause du traumatisme avec la plaie qui a été produite.
2° La diagnostic nécessite toujours un examen minutieux pour se rendre compte si la solution de continuité est compliquée ou non de la présence de corps étrangers .
3° Lorsque la plaie existe au niveau d’une articulation ou d’une cavité splanchnique, vous devrez toujours chercher à savoir si la plaie est ce que l’on appelle pénétrante, c’est-à-dire en communication avec une cavité articulaire ou splanchnique. Ce diagnostic, souvent difficile, exige toujours les précautions les plus grandes. Quelquefois, en examinant avec soin la nature des liquides qui s’écoulent au niveau de la solution de continuité, il vous sera facile de décider si la communication existe.
Si, en effet, au niveau de la plaie, vous voyez de la synovie, de la bile ou de l’urine, vous ne pourrez douter de l’ouverture de l’articulation, des voies biliaires ou de la vessie.
Pronostic. — Pour le pronostic retenez seulement les quelques propositions suivantes :
1° Le pronostic est souvent en rapport avec l’intensité plus ou moins grande des symptômes dits primitifs ; en rapport, par conséquent, avec l’abondance de l’hémorragie, l’écartement des bords, la nature des organes compromis.
2° Pour la douleur, il est à remarquer que ce phénomène dépend dans une certaine proportion de la nature de l’instrument Vulnérant. Les instruments vulnérants dont le tranchant n’est pas parfaitement affilé déterminent plus de douleur en pénétrant dans les tissus. On avait conseillé, à un moment donné,