‹ Leçons de pathologie chirurgicale générale (volume 2)Chapitre 240 sur 252 · TRAITEMENT LOCAL DES PLAIES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT LOCAL DES PLAIES

tance très réelle, et de la part de ceux qui le considèrent comme complètement insignifiant. Les diverses substances vulnéraires peuvent être regardées, après tout, comme des excitants légers de la circulation; sous leur influence, les forces sont modérément relevées, un peu de réaction utile tend à se produire et si nous n’avons pas de raisons pour conseiller leur emploi, nous en avons encore moins pour le proscrire.

Abordons maintenant l’étude du traitement local.

Traitement local. — Cette question a pris depuis quelques années une importance extrême, et l’on peut dire qu’elle est encore aujourd’hui complètement à l’ordre du jour. La division suivante nous paraît devoir être acceptée :

A. Le traitement local comprend, tout d’abord, l’ensemble des moyens que le chirurgien doit mettre en usage pour combattre les phénomènes immédiats des plaies, c’est-à-dire pour diminuer la douleur, arrêter l’écoulement du sang, s’opposer autant que possible à l’écartement des bords de la plaie; c’est ce qu’on peut appeler le traitement local primitif.

B. Le traitement local comprend, en outre, les moyens susceptibles de favoriser les phénomènes consécutifs des plaies, c’est-à-dire de favoriser la cicatrisation; c’est ce qu’on peut appeler le traitement local consécutif.

Le traitement local consécutif pourrait lui-même se subdiviser en cinq catégories :

1° Traitement local consécutif pour obtenir la cicatrisation par première intention, en employant ce que l’on pouvait appeler, il y a peu de temps encore, le procédé classique.

2° Traitement local consécutif pour favoriser la cicatrisation dite secondaire, en se servant aussi du procédé dit classique.

3° Traitement local consécutif pour obtenir la cicatrisation par des moyens spéciaux, la cicatrisation pouvant être ou immédiate ou médiate.

4° Traitement local consécutif pour les plaies souscutanées.

5° Traitement local consécutif pour obtenir la cicatrisation sous-crustacée.

Traitement local primitif . — Lr> traitement local primitif consiste simplement clans les quelques précautions que le chirurgien devra prendre de suite: laver la plaie, par exemple, au moyen d’irrigations à l’eau tiède simple, à l’eau tiède phéniquée ou légèrement alcoolisée. Les corps étrangers seront minutieusement recherchés et éliminés; quand il s’agit, comme il arrive souvent, d’un peu de terre, de sable, ou de plâtre, la tâche est facile. Lorsqu’il s’agira de corps étrangers plus spéciaux, nous aurons à nous en occuper dans une étude particulière que nous ferons plus tard. Le sang épanché et coagulé depuis un certain temps à la surface de la plaie sera toujours enlevé avec beaucoup de soin. Il est évident que l’on devra toujours chercher à empêcher toute hémorragie qui aurait de la tendance à persister, soit en lotionnant la plaie avec une substance hémostatique quelconque, l’eau de Pagliari, par exemple, soit en procédant à la ligature de quelques vaisseaux.

En nous occupant des accidents primitifs des plaies, nous reviendrons naturellement sur ces détails.

Traitement local consécutif. — Pour le traitement local consécutif, l’étude que nous avons déjà faite de la cicatrisation sous -cutanée et de la cicatrisation sous-crustacée nous permettra de nous en tenir à l’examen seulement des trois questions suivantes que nous vous avons déjà indiquées :

1° Traitement local consécutif pour obtenir la cicatrisation par première intention par le procédé dit classique.

2° Traitement local consécutif pour favoriser la cicatrisation, dite secondaire, en employant ce que l’on pouvait appeler, il y a peu de temps aussi, le pansement classique.

3° Traitement local consécutif pour obtenir la cicatrisation immédiate ou médiate par des moyens spéciaux.

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