RÉUNION IMMÉDIATE — POSITION — BANDAGES
niveau des orifices, il faudra souvent des précautions excessives pour éviter tout déplacement nuisible.
2° Position. — La position à donner à la partie blessée est aussi d’une grande importance. Mettre la partie blessée dans une position qui permette le relâchement des bords de la plaie est un précepte général qui ne souffre aucune exception. Vous devrez surtout réaliser cette indication dans certaines régions où les tiraillements exercés sur la peau sont plus considérables : ainsi quand il s’agit de plaies du poignet ou de plaies transversales du cou.
Lorsqu’une plaie intéresse un muscle parallèlement à ses libres, quelques auteurs ont prétendu qu’il fallait, dans ces conditions, tendre légèrement les deux extrémités de la solution de continuité, comme l’on procéderait pour resserrer une boutonnière. Il semble, au premier abord, que ce conseil soit judicieux. L’expérience a démontré cependant qu’il vaut mieux mettre le muscle dans le relâchement, les bords de la plaie sont alors plus exactement rapprochés, et la réunion est plus facile. Les auteurs du Compendium ont indiqué avec beaucoup de raison que cette position était toujours celle qui rendait la douleur la moins forte et qui exposait à des phénomènes inflammatoires moins intenses. Ajoutons, en dernier lieu, que cette position peut être maintenue soit par la simple volonté des blessés, soit par des gouttières ou des appareils spéciaux.
3° Pour maintenir les bords de la plaie rapprochés, le chirurgien a encore à sa disposition les bandages, les agglutinatifs, les sutures. Un mot sur l’emploi de ces trois moyens :
Bandages. — Les bandages sont rarement employés seuls, mais ils contribuent souvent puissamment à remplir une partie de l’indication. Citons seulement comme bandage spécial le bandage unissant des plaies longitudinales et le bandage unissant des plaies en travers. Boyer a donné de ces bandages une description très détaillée; il nous paraît inutile de suivre cet exemple.