‹ Leçons de pathologie chirurgicale générale (volume 2)Chapitre 244 sur 252 · US · texte numérisé non relu

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Il est quelques précautions que nous devons cependant vous signaler :

1° 11 faut avoir soin, par exemple, d’établir une compression circulaire sur les parties inférieures du membre.

2° La compression doit être assez douce pour être. supportée facilement, assez énergique cependant pour vaincre la résistance des parties profondes.

30 Au niveau de la plaie, il est convenable d’appliquer quelques compresses graduées. On refoule ainsi les parties molles, superficielles et profondes, et l’on peut alors les maintenir rapprochées plus facilement.

1 Jn coup d’œil jeté sur ces doux figures vous en dira plus que les descriptions les plus complètes. C’est, après tout, un simple système de bandes découpées à leur extrémité en lanières; ces lanières sont engagées dans un nombre égal de boutonnières laites sur l’autre chef de la bande. On exerce une traction sur ces deux extrémités en sens opposé, et l’on maintient le tout eu place par un bandage unissant ordinaire.

Fig. 25.— Bandage unissant des plaies en travers.

«, bande découpée en deux lanières qui pénètrent dans les boutonnières b d'une autre bande; c, e, extrémités de ces deux bandes qui sont fixées par des circulaires.

RÉUNION IMMÉDIAT F. — AÜGLUTINATIFS 799

Agglutinatifs. — Outre les bandages, on a souvent recours aux emplâtres dits agglutinatifs. Ges emplâtres agglutinatifs sont habituellement des substances emplastiques résineuses, gélatineuses, ou gommeuses, étendues sur des bandes de toile, de calicot ou de baudruche, ou sur de minces feuilles de guttapercha, et quelquefois même sur de simples feuilles de papier. Ainsi constituée, la feuille porte le nom de sparadrap. On comprend qu’elle adhère au niveau des parties sur lesquelles on l’applique et que l’on puisse obtenir ainsi le rapprochement des bords de la plaie. Les agglutinatifs les plus souvent employés sont l’emplâtre de diachylum simple ou composé, le taffetas d’Angleterre, le taffetas français. Sans vouloir insister d’une manière complète sur la composition de ces divers produits, il nous paraît convenable cependant de vous indiquer les quelques détails suivants sur la composition des agglutinatifs les plus usités. Ainsi l’emplâtre de diachylum composé comprend un mélange de cire,

poix blanche,

( térébenthine, gomme ammoniaque, sagapenum.

Le diachylum simple est un mélange de parties égales en poids de litharge, d’axonge et d’huile d’olives.

Le taffetas d’Angleterre s’obtient en recouvrant des bandes de taffetas noir, rose ou blanc, d’une solution gélatineuse. On prépare habituellement cette solution gélatineuse en faisant macérer pendant vingt- quatre heures :

S parties d’eau,

1 partie d’ichthvocolle divisée en petits fragments,

8 parties d’alcool.

On vernit la bande imbibée de ce mélange à l’aide d’une solution concentrée de baume de Tolu, puis on applique par-dessus une nouvelle couche gommée. On obtient quelquefois un taffetas d’Angleterre d’une manière plus simple en étendant sur de

petits morceaux de toile une solution d’ichtyocolle. En Écosse, ce pansement porte, nous ne savons pourquoi, le nom de pansement à l’eau.

Le taffetas dit français se prépare en étendant la solution d’ichtyocolle sur de la baudruche et en substituant à la teinture de baume de Tolu -un mélange de baume de Commandeur et de teinture d’arnica. Ce taffetas ainsi préparé a certainement moins d’épaisseur, offre plus de souplesse et plus d’élasticité ; il constitue, on peut dire, un véritable épiderme factice.

On se sert parfois d’emplâtres agglutinatifs, composés d’un mélange en proportions diverses de colophane, de goudron, de cire jaune ; ces emplâtres ont moins d’efficacité. Il nous semble inutile d’insister sur l’étude de ces diverses substances. Souvent on a recours au collodion. La découverte de ce produit est généralement attribuée au docteur Magnan (de Boston). Solution éthérée de coton poudre, le collodion est tantôt simple, tantôt élastique. Dans ce dernier cas, il renferme une certaine dose d’huile de ricin, 5 à 100/0 de son poids. Pour utiliser le collodion, tantôt on en applique une couche suffisante sur les bords de la solution de continuité, après les avoir rapprochés plus ou moins complètement ; la couche de collodion maintient alors directement le rapprochement de ces bords ; tantôt on réalise avec le collodion une suture sèche qui peut offrir quelques avantages. On applique, par exemple, de chaque côté de la plaie une première bandelette de toile, imbibée de la substance ; par- dessus on dispose des fils que l’on fixe par l’application d’une seconde bandelette de toile imbibée de collodion; en exerçant ensuite une traction sur les fils, on rapproche les bords de la solution de continuité. Goyrand (d’Aix) a décrit dans un mémoire publié en 1858, dans la Gazette médicale de Paris, une suture à peu près semblable, faite avec les autres emplâtres agglutinatifs.

Telles sont lès quelques considérations dans lesquelles nous

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