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SUTURES A FILS MÉTALLIQUES - DIVISION

scientifiquement aucune observation complète ne peut être fournie pour affirmer cette opinion. Contentons -nous des raisons suivantes :

1° Les fils métalliques peuvent être excessivement fins, presque capillaires, et cependant, même dans ces conditions, offrir encore une résistance suffisante. Le fil ordinaire de lin, pour permettre un effort de traction égal, devra toujours être plus volumineux.

2° Le diamètre des fils métalliques introduits dans les tissus reste toujours le même. Le fil organique, au contraire, s’imbibe des liquides de la plaie, augmente de volume et devient ainsi une cause d’irritation plus vive.

3° Le fil métallique offre plus de poli à sa surface.

4° Une fois placé, le fil métallique offre plus de fixité, il maintient, par conséquent, les lèvres de la plaie dans des conditions de rapprochement plus exact.

En substituant aux fils de lin des fils de soie ou provenant d'autres substances, comme nous le verrons plus tard en nous occupant du pansement de Lister, on est arrivé à avoir des fils organiques présentant la plupart des avantages que nous venons d’indiquer pour les fils métalliques.

Les sutures à fils métalliques peuvent être divisées en deux catégories :

| Sutures simples,

( Sutures composées.

La suture simple, c’est-à-dire la suture qui peut être faite avec un fil et une aiguille, ne comprend le plus souvent que la suture à points séparés.

Les sutures composées se font avec l’aide de pièces spéciales, destinées à les rendre ou plus solides ou plus faciles à appliquer. Leur étude nous entraînerait dans des détails trop minutieux.

C’est, du reste, surtout pour des opérations particulières que ces sutures ont été employées pour la guérison, par exemple,

V I N GT-N R U V I F,M E LEÇON

dos fistules vésico-vaginaleS. Retenez seulement les quelques dénominations suivantes :

Suture composée de Bozeman ;

Suture composée de Bakerbrown ;

Suture composée d’Astlée ;

Suture moniliforme de Desgranges.

Fig. 34. — Suture en bouton de Bozeman.

A, plaque <le plomb formant bouton ; B et C, anneaux de plomb glissant sur les fils métalliques rapprochés ; D, anneau de plomb écrasé sur les fils ; E, fils métalliques renversés sur Panneau de plomb écrasé.

La figure ci-dessus vous permettra de vous rendre compte de la suture en bouton de Bozeman. Vous aurez ainsi d’une façon générale une idée plus nette des sutures métalliques composées.

En ajoutant à notre classification la suture sous-cutanée de Chassaignac, nous .pouvons vous présenter alors le tableau suivant.

CLASSISIGATION DES SUTURES

CLASSIFICATION DES SUTURES

1° Sutures à fils organiques.

Simples.

Avec des fils et des aiguilles seulement.

i Suture dite à Poinls continus., pointsséparés.

/ surjet, l zizga g,

Points séparés. . ' du pelletier,

I à anse,

\ en bourse.

Composées. \

On se sert de fils, J

d’aiguilles J Suture dite enchevillée.

et de quelques \ autres pièces. /

< Suture dite entortillée.

2° Sutures à épingles. . . Modificalion d’un chirurgien d’Aubusson.

' Modifications de Rigal (de Gaillac).

3“ Sutures à fils métalliques.

Simples

Composées, sutures de,

Bozeman,

Bakerbrown,

Astlée,

Desgranges.

4° Suture sous -cutanée Chassaignac. . . .

/ Moins douloureuse ; l S’exécute assez rapidement ;

: Permet une réunion assez exacte, dans les cas où il / n’est pas besoin d’une très forte constriction ;

' Ne laisse pas de cicalrices.

Serres-fines. — Pour maintenir la réunion des bords d’une plaie, le chirurgien peut encore employer un moyen que l’on ne peut faire rentrer complètement dans la catégorie des sutures et qui réalise cependant ce que l’on pourrait appeler une suture sèche. Ce dernier moyen, sur lequel nous devons vous dire un mot, consiste dans l’emploi des serres-fines de Vidal (de Cassis).

Les chirurgiens arabes, au dire d’Albucasis, se servaient d’un moyen à peu près semblable. Turnari rapporte qu’après l’opération du bec de lièvre, les Arabes rapprochaient les bords de la plaie, puis ils les faisaient saisir par les mandibules d’un insecte ressemblant un peu au cerf-volant de nos pays. Avec des ciseaux, on sectionnait l’animal en deux, et l’on obtenait ainsi un appareil qui restait en place et qui maintenait la réunion. Turnari, dit -on, eut l’idée de faire construire un appareil à peu près semblable; mais cet instrument est resté inconnu, et c’est, en définitive, à Vidal (de Cassis) que revient le mérite d’avoir perfectionné et vulgarisé ce mode de réunion.

Les serres-fines dont on se sert maintenant représentent de petits instruments dont vous comprendrez bien le mécanisme en jetant un coup d’œil sur la figure ci-jointe. Je n’insisterai pas sur la manière d’agir de l’appareil et sur la façon de le placer ; retenez seulement les quelques détails suivants :

1° Les serres-fines sont de diverses grandeurs, elles sont habituellement classées du n° 1 au n° 16.

2° Il est convenable, quand on veut maintenir avec les serresfines la réunion d’une plaie, d’en appliquer tout d’abord un nombre assez considérable.

3° On les enlève ensuite assez rapidement. Après cinq ou six

Fig. 36. — Serres-fines.

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