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RÉUNION IMMÉDIATE - APPRÉCIATION

heures, quelques-unes sont tout d’abord enlevées; au quatrième, ou au cinquième jour, les bords do la plaie en sont complètement débarrassés.

4° L’application des serres-fines peut être faite à la plupart des plaies; mais on se sert surtout de ce moyen dans les parties où la peau est fine, comme au prépuce et aux paupières.

Nous venons de passer en revue l’ensemble des divers moyens dont le chirurgien dispose pour obtenir la réunion par première intention. Il nous parait inutile de chercher à apprécier la valeur de ces divers moyens. Le plus sûr, le plus utile, est, sans aucun cloute, l’emploi des sutures, et ce n’est que dans des conditions exceptionnelles et bien rares que l’on peut arriver à réunir en mettant en usage seulement la position, les bandages ou les agglutinatifs.

Ajoutons un mot seulement pour apprécier les avantages et les inconvénients que cette méthode générale comporte. Les avantages sont nombreux, ainsi :

1° La durée du travail de cicatrisation est beaucoup moindre. Même quand elle ne réussit que partiellement, la réunion immédiate abrège, dans des proportions considérables, la durée du traitement.

2° La réunion immédiate, quand elle réussit complètement, met à l’abri de bien des complications des plaies ; elle diminue, par exemple, les chances soit de l’infection purulente, soit de la pourriture d’hôpital.

3° Les souffrances du blessé sont singulièrement diminuées, puisque les pansements ultérieurs, toujours plus ou moins douloureux, se trouvent tout naturellement supprimés lorsque la réussite est complète.

4" La cicatrice est linéaire après la réunion immédiate; elle est toujours plus ou moins apparente dans les cas où la cicatrisation n’aura pu être que secondaire.

Ces avantages sont d’une importance si grande que l’on s’étonne au premier abord que la réunion immédiate n’ait pas

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été acceptée pai to us les chirurgiens et que plusieurs meme l’aient repoussée systématiquement. Des inconvénients, clés accidents divers peuvent cependant survenir dans quelques cir-

constances ; nous croyons utile de vous les énumérer.

Le plus souvent ces accidents dépendent moins du mode de réunion lui-même que d’un défaut de surveillance ou d’une application défectueuse des moyens de rapprochement. En

connaissant d’avance ces accidents, vous pourrez plus facilement

les éviter.

On a reproché à la réunion immédiate de provoquer :

ILa rétention du pus,

Les hémorragies,

L’inflammation.

Rétention du pus, fusées purulentes. — Le mécanisme de l’accident est facile à comprendre. La peau se réunissant habituellement beaucoup plus facilement que les muscles et les autres tissus profonds, il arrive souvent que les téguments sont parfaitement cicatrisés, tandis que la suppuration, continuant dans les profondeurs de la plaie, dissèque le tissu cellulaire et les vaisseaux, s’infiltre dans les interstices musculaires, dénude les os et aboutit ainsi à des dégâts considérables. Gomme nous aurons à vous l’exposer bientôt, ces accidents peuvent être conjurés si, tout en cherchant à obtenir la réunion immédiate, l’on sait prendre quelques précautions particulières, en employant, par exemple, quelques méthodes spéciales que nous vous décrirons. Ainsi, les chirurgiens anglais, tout en recommandant la réunion par première intention, veulent qu’on ménage toujours une issue libre à la sérosité qui s’écoule toujours on quantité assez grande pendant les vingt-quatre premières heures.

« Fermer les plaies est le meilleur moyen de les tenir ouvertes. » Cette critique ainsi formulée par Syme, semble, au premier abord, condamner complètement la méthode de la réunion immédiate ; mais en prenant des précautions pour que la sérosité dont nous venons de parler puisse s’écouler lentement,

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