‹ Leçons de pathologie chirurgicale générale (volume 2)Chapitre 27 sur 252 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

utile dans bien des cas. Nous ne pouvons, du reste, aborder Pêtude de toutes les questions scientifiques que comporte l'administration de ces divers remèdes.

Nous nous bornerons à vous donner quelques détails un peu plus complets sur l’emploi des alcalins et des alcooliques.

L’emploi des alcalins, pour combattre les phénomènes inflammatoires, a joui pendant quelque temps d’une vogue assez importante. Les premiers travaux d’hématologie semblaient avoir démontré que les dissolutions alcalines empêchaient ou retardaient la coagulation du sang en modifiant la fibrine. On pensa

dès lors avoir trouvé, dans l’administration de ces substances, un moyen d’une efficacité assurée pour diminuer la coagulabilité de la fibrine et s’opposer ainsi à la constitution des dépôts plastiques.

Le docteur Carrière et le docteur Guignard administrèrent le bicarbonate de soude ou de potasse aux doses de 15, de 20 et même de 25 grammes par jour.

Malheureusement les faits de chimie organique sont sujets à bien des contradictions, et depuis les opinions de Magendie, de Trousseau, de Miallie, qui tendaient à considérer les alcalins dans le sens que nous avons indiqué, les travaux do Rabutcau, quelques expériences de Pupier, quelques observations consignées dans une thèse récente de notre Faculté (J. Dupré, Action des alcalins, mai 1881), semblent démontrer, au contraire, que l’administration des alcalins à haute dose produit les résultats suivants :

1° Augmentation notable des globules blancs;

) 2° Augmentation considérable de la fibrine;

) 3° Augmentation de la sérine;

\ 4° Diminution dos globules rouges.

Il est difficile de déduire de ces faits des indications nettes et précises pour le traitement antiphlogistique.

L’alcool a été aussi employé de nos jours pour combattre les phénomènes inflammatoires. Des expériences de Bouvier, de

SEPTIÈME LEÇON

Binz, de Riegel semblent démontrer, on effet, que l’alcool introduit dans l’économie, abaisse la température.

Dans la France médicale de 1881, vous trouverez quelques indications sur ce sujet. Dans la fièvre, fait observer l’auteur, l'organisme se brûle, l’oxydation est à son maximum; or, l’alcool diminue la proportion de l’urée, des phosphates, des sulfates, arrête, en d’autres termes, la perte des tissus qui est extrême dans l’état fébrile. Une expérience de Binz mérite d’être connue. Si l’on donne de la fièvre à deux chiens en leur injectant des produits septiques dans le sang, l’un meurt si on ne le traite pas par l’alcool; celui qui est soumis, ail contraire, à l’action de ce médicament guérit.

Tel est l’ensemble des divers moyens que l’on peut mettre en usage pour réaliser la première indication que nous- avons formulée : abaisser la chaleur en diminuant la production de calorique.

On peut encore, avons -nous dit, abaisser la chaleur en cherchant à soustraire directement du calorique. Pour arriver à ce résultat, nous mentionnons :

I L’ingestion des boissons fraîches,

L’usage des lotions froides,

L’application des compresses froides sur le corps,

Les affusions froides,

Les bains tièdes ou froids,

L’administration des lavements froids,

L’application de la ceinture du docteur Clément.

Le froid ainsi appliqué constitue un traitement anti-fébrile rationnel et énergique. Nous sortirions du cadre de notre sujet en insistant trop sur tous les détails nécessaires pour l’administration de ces divers procédés. Eu résumé :

Traitement. . .

Traitement local.

Traitement géné consiste surtout à minuer la chaleur.

Pour cela :

INFLAMMATION - TRAITEMENT

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