‹ Leçons de pathologie chirurgicale générale (volume 2)Chapitre 28 sur 252 · TRAITEMENT DE L'INFLAMMATION · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE L'INFLAMMATION

\ Local. Pour combattre les phénomènes locaux.

( Général. Pour combattre les phénomènes généraux. Lotions.

Fomentations.

1» Émollients. J Bains locaux.

Cataplasmes.

2“ Position.

3» Compression.

Directe.

) Indirecte.

4° Réfrigérants. Travaux de Bérard.

5° Astringents.

G° Médication dite substitutive.

7° Médication révulsive.

S° Médication dérivative. Modifie surtout l'élément vasculaire.

Velpeau. Bretonneau. Charles.

B. Keetley.

Application d'un irritant sur la partie même enflammée.

Application d'un irritant plus ou I moins près seule- I ment du tissu primitivement enflammé.

Ventouses sèches; émissions sanguines locales ou ventouses scarifiées, sangsues.

1» Diminuer duction de

la prochaleur.

ral; ' i di-

2° Soustraire directc- ' ment du calorique.

Repos physique.

Repos intellectuel.

Diète.

Effet passager.

Peu compter sur , ce moyen.

Émissions san-/ La saignée agit guines. I souvent comme véritable débridement des tissus.

Administration de la digitale;

— du sulfate de quinine ;

— des antimoniaux ;

— des mercuriaux;

— du nitre;

— des alcalins;

— des alcooliques.

Lotions froides.

Ablutions froides.

Bains froids.

Lavements froids.

cerne. — Pull i. chir.

HUITIEME LEÇON

Etude du pus. — Caractères physiques, micrographiques, chimiques. — Caractères physiques : couleur, densité. — Le pus se divise en deux couches. — 11 n’y a pas cependant, dans ces conditions, de phénomènes de coagulation. — Caractères micrographiques. — Action de l’acide acétique; action des alcalins. — Le globule de pus ressemble à un globule blanc du sang, à une cellule embryonnaire peu vitalisée. — Opinion de Kiiss. — Le pus est-il identique dans tous les tissus? — Caractères chimiques. — Transformations du pus. — Transformations graisseuse, caséuse, calcaire, acide. — La transformation caséeuse réside-t-elle dans une modification des globules purulents ou de la paroi de l'abcès? — Variétés du pus. — Variétés suivant les parties où le pus est formé. — Pus du tissu conjonctif. — Pus des fibres élastiques. — Pus des glandes. — Pus des muqueuses. — Variétés suivant l'intensité de l'inflammation. — Pus de l’abcès chaud, pus de l’abcès froid. — Différences physiques, chimiques, micrographiques, vitales. — Variétés au point de vue de la couleur. — Pus brun, jaune, lie de vin, bleu. — Examen des diverses opinions émises à ce sujet. — Théorie de Longet. — Des propriétés phlogogènes et pyrogènes du pus. — Expériences de Chauveau. — Des théories de la suppuration.

— Théories anciennes, modernes contemporaines. — De l'inflammation chronique.

— De l’inflammation dans les divers tissus. — Propositions générales.

Messieurs,

Nous avons dû, pour mettre plus de clarté dans notre exposition, laisser de côté la question de la suppuration et celle de l’inflammation chronique. Nous nous proposons d’examiner aujourd’hui ces deux parties de notre sujet.

Lorsque l’inflammation a franchi ce que nous avons appelé la période initiale et que la période de résolution n’a pas été réalisée, lorsque, en d’autres termes, l’inflammation est arrivée à la période de formations, tantôt les formations, avons-nous dit, peuvent être définitives, ou tout au moins persistantes pendant un temps très long, tantôt elles sont essentiellement

16i HUITIÈME LEÇON

temporaires. Dans ces conditions il y a habituellement production de pus ou suppuration ; c’est l’étude de ce phénomène que nous allons commencer. 11 y a quelques années, nous nous serions peut-être exprimé d’une façon différente ; nous eussions dit, par exemple : après avoir franchi la période congestive et la période plastique, l’inflammation arrive à une troisième période, celle de suppuration.

Les premières expressions dont nous nous sommes servi nous semblent préférables. Pour arriver, en effet, à la production du pus, l’inflammation ne doit pas toujours passer par la période plastique. Le pus peut, dans quelques circonstances, se former presque au début même du travail inflammatoire.

Quoi qu’il en soit, le pus est un produit de l’inflammation; c’est un tissu liquide, un néoplasme inflammatoire liquéfié, pour nous servir des expressions de Billroth. Cependant quelques auteurs ont fait valoir : 1° que l’on peut constater du pus sur des muqueuses à peu près saines : au niveau de la muqueuse buccale, au niveau des fosses nasales, par exemple ; 2° que le pus des abcès froids n’est pas lié à des phénomènes inflammatoires apparents. Il y aurait ainsi, dans ces deux circonstances, production de pus et pas d’inflammation antérieure.

Ces deux observations ont peu d’importance. Les muqueuses prétendues saines, au niveau desquelles on trouve des globules purulents, peuvent être considérées comme toujours plus ou moins irritées. Ainsi cette irritation est habituellement manifeste sur la muqueuse buccale des fumeurs.

Quant à l’exemple du pus dans les abcès froids, Thomson a soutenu que l’inflammation primitive, pour être peu accusée, n’en existait pas moins, et comme nous le verrons bientôt en nous occupant des abcès froids, le docteur Lannelongue a essayé de démontrer tout récemment que le pus des abcès froids n’était pas un véritable pus, ce serait un simple liquide puriforme, dont la présence serait liée essentiellement à la production d’une membrane d’origine et de nature tuberculeuses.

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