‹ Leçons de pathologie chirurgicale générale (volume 2)Chapitre 52 sur 252 · C. Conséquences pour d’autres organes éloignés · texte numérisé non relu

C. Conséquences pour d’autres organes éloignés

A. Pour les vaisseaux altérés. — Dans le principe, le vaisseau affecté est simplement rétréci ; c’est ce qui arrive, par exemple, à la crosse de l’aorte et plus particulièrement au niveau des vaisseaux qui en émergent.

Dans les vaisseaux de petit calibre, le rétrécissement est encore plus complet ; souvent le vaisseau arrive à être obstrué complètement par le refoulement d’une plaque athéromateuse ou calcaire. Des parcelles athéromateuses ou calcaires, des caillots fibrineux se détachent parfois des parties malades, et, transportés dans le courant sanguin, s’arrêtent ensuite dans des vaisseaux de petit calibre. C’est le phénomène de l’embolie sur lequel nous aurons bientôt à vous fournir des détails plus complets.

Quelquefois la tunique interne se déchire ou se fissure, la moyenne se rompt, et vous voyez survenir l’anévrysme mixte externe. D’autres fois, le sang s’épanche entre les tuniques artérielles, constituant alors l’anévrysme disséquant. Enfin souvent la déchirure entraîne seulement des hémorragies plus ou moins abondantes et plus ou moins graves.

B. Pour le cœur. — L’endocarde participe le plus souvent à l’altération de la tunique interne. Le ventricule gauche s’hypertrophie presque toujours consécutivement. La paroi épaissie conserve tout d’abord sa fermeté et sa coloration ; puis, au bout d’un certain temps, cette paroi se décolore; elle devient jaunâtre, plus friable, et bientôt la cavité ventriculaire se dilate. Le changement de calibre des vaisseaux, la perte de leur élasticité, en rendant plus considérable le travail accompli par le cœur, contribue peu à peu à déterminer cette augmentation de volume.

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