DE L'ABCÈS CHAUD
/ une collection de pus dans une caoité accident elle.
iDans l’infiltration purulente, le pus ne constitue pas une ciolection.
Dans l'épanchement purulent, le pus est déposé dans une cavité naturelle.
Pour quelques auteurs, l’abcès est la collection de pus dans toute cavité circonscrite, naturelle ou accidentelle (Denonvilliers).
2° L'abcès comprend habituellement. .
A. une cavité, et B.{ une partie contenue
1° Cette cavité n’est pas constituée de suite. Au début, le pus est infiltré dans les mailles du tissu cellulaire de la partie enflammée.
2° Une lois constituée, la cavité se présente avec des formes différentes: sphérique, pyramidale, elliptique, plus ou moins
A. Une cavité. ( aplatie.
3° La cavité contient quelquefois une membrane parfaitement distincte, membrane pyogénique de Delpech.
4° Quelquefois il n’y a pas de membrane distincte, il se fait une simple condensation des tissus au milieu desquels le pus est rassemblé.
B. Une partie l le pus, dont nous nous sommes occupé antécontenue. . ( rieurement.
3° Une fois formé, l’abcès subit des transformations ultérieures. . . .
1° Il peut disparaître par résorption (rare)
lo Absorption de la partie séreuse.
2° Altération granulo-graisseuse des globules.
3° Les globules altérés s’absorbent aussi.
2° L’abcès s'ouvre l habituellement dut
côté des parties ex- < Les tissus sont amincis par distension, térieures. Pourquoi?/
Causes physiques. \
, . ( Les tissus comprimés s'altèrent et se dé-
Causes d ordre vital. , , . .
(. chirent.
3° L’abcès se vide.
4» La cicatrisation M » tantôt de suite par première inten de la poche s’opère'! tion;
ensuite 12° tantôt par deuxième intention.
3° Quelquefois trajet fisluleux.
DOUZIÈME LEÇON
Etude de l’abcès froid. -- Définition. — Etiologie. — Anatomie et physiologie pathologiques de l’abcès. — Abcès froid soudain. — Diagnostic. — Pronostic. — Traitement. — Étude de l'abcès froid suivant les idées de Lannelongue. — Définition.
— Division — Surface interne de la membrane pyogénique. — Surface externe.— Contenu. — Nature de la membrane pyogénique. — La membrane pyogénique est tuberculeuse. — Description du tubercule suivant les idées de Koster, de Friedlander, de Brissaud, de Grancher, de Charcot. — Follicules tuberculeux. — Granulation miliaire. — Tubercules géants. — Nodule tuberculeux. — Évolution de l’abcès froid.
— A. Tumeur primitive. — Tuberculome. — B. Formation de l’abcès. — C. Accroissement de l'abcès. — D. Terminaison. — Alternatives d'augmentation et de diminution. — Résolution. — La néoplasie tuberculeuse peut se changer en tissu conjonctif. — Ouverture de l'abcès. — Ce phénomène tient à la propagation de la poche du côté de la peau. — Quelquefois persistance d’un trajet fisluleux. — Transformation en kyste. — Formation caséeuse. — Abcès résidueux, — Abcès froids concomitants. — Abcès froids par congestion. — Évolution par propagation d'une végétation cellulo-tuberculeuse osseuse, par dépôt immédiat d'une masse caséeuse dans une partie osseuse. — Situation générale. — Symptomatologie. — L’abcès par congestion peut quelquefois guérir. — Diagnostic. — Pronostic. — Traitement. — Traitement de l’abcès froid simple. — Traitement de l'abcès froid ossifluent sessile.
— Traitement de l'abcès ossifluent par congestion.
Messieurs,
Après l’étude de l’abcès chaud, il nous reste à passer en revue l’abcès froid.
Depuis quelque temps, grâce à des travaux récents du professeur Lannelongue, l’abcès froid doit être examiné à un point de vue tout différent. Il est certainement difficile d’affirmer si tout est vrai dans ce? nouveaux aperçus, mais néanmoins il est impossible de ne pas être frappé dès maintenant de la valeur réelle de quelques-unes de ces affirmations.
DOUZIÈME LEÇON
En premier lieu, nous décrirons l’abcès froid, suivant l’opinion des anciens auteurs; nous vous ferons connaître ensuite les nouvelles idées dont nous venons devons parler.
Des abcès froids suivant les anciens auteurs. — D’après la plupart des anciens pathologistes, l’abcès froid doit être considéré comme un abcès qui survient sans être accompagné de symptômes locaux inflammatoires et dont le développement n’est lié
( ni à une lésion locale tuberculeuse,
( ni à une lésion osseuse.
L’abcès froid doit être ainsi différencié soit de l’abcès dû à un ramollissement tuberculeux, soit de l’abcès ossifluent.
Billroth, dans un langage assez précis, appelle simplement abcès froid, l’abcès qui suit une marche chronique dans son évolution ; mais la définition précédente admise par Denonvilliers a le mérite de circonscrire bien plus exactement le sujet. C’est celle que nous adopterions certainement si les idées de Lannelongue n’étaient pas acceptées.
Ainsi envisagé, l’abcès froid se différencie très réellement de l’abcès chaud que nous venons de décrire, soit au point de vue des causes qui le produisent, de l’anatomie pathologique qui le caractérise, et du traitement qu’il réclame.
Etiologie. — Au point de vue des causes, les auteurs se sont le plus souvent contentés de faire observer que l’abcès froid survient habituellement à la suite de causes traumatiques insignifiantes, ou sous l’influence de quelques causes générales déprimantes.
Aucun pathologiste, du reste, n’a essayé de formuler quelques pensées qui puissent rendre compte de la façon dont le pus se forme dans ces conditions si différentes cependant des conditions ordinaires qui président à la constitution du pus des abcès chauds. Billroth a tenté quelques explications à ce sujet, mais ces explications sont loin certainement de satisfaire complètement l’esprit scientifique.