FORMES DE LA GANGRÈNE
1“ La gangrène par cadavérisation ;
2" La gangrène sèche ;
3° La gangrène humide;
4° La gangrène phlegmoneuse ;
5" La gangrène par nécrobiose ;
6’ La gangrène par ulcération.
Bien décrite par Cruveilhier. — Gangrène blanche de Quesnay. — C'est la mort des parties restant comme celles d'un V Gangrène de ca- I cadavre.
davérisation. . .] Séquestre des os. — Fœtus desséché dans les grossesses
/ extra-utérines. — Fœtus mort prématurément dans quelques 1 grossesses gémellaires.
1° Teinte violacée. — Teinte d'ébène. — Destruction des globules sanguins et pénétration des tissus par des granulations de matière colorante.
2’ Ratatinement des parties.
3“ Dureté ligneuse. — Momification. — Inaltérabilité des parties. 4° Corpuscules gangréneux de Valentin et Demme.
I 5’ Quelquefois phlyctènes. — Obs. de Raynaud. — Le liquide
Nous distinguerons :
J s'infiltre dans le derme lui-même.
2- Gangiene seche. q» Quelquefois destruction élémentaire, mais rarement.
7" Siège spécial aux membres. — ■ Quelquefois gangrène sèche du poumon (Cruveilhier).
8° Peu de symptômes généraux. — Durée très longue.
11" Sécheresse des parties; peu d’eau.
2° Dessèchement.
3" Augmentation de la proport ion de carbone.
I 1’ Putréfaction des tissus.
j 2‘ Sanie gangréneuse en rapport avec la gan gréne de telle ou telle partie.
3" Production de produits gazeux : emphysème.
3" Gangrène humide, gangrène avec processus putride. .
4" Gangrène
phleg- j
moneuse.
5* Gangrène
nécro-
biotique,
nécro- \
biose. . .
ô" Gangrène
ulcé- i
reuse.
Odeur.
4° Produits solides. I
Margarine. Stéarine. 1 1° Matière colorante du Palmitine. Leucine. I sang modifiée.
Caractère /Tyrosine. Corpuscules j 2° Fragments de sulfure ' \ gangrénenx. Granula- I de fer.
tions pigmentaires. . I
5” Infusoires. — Organismes microscopiques.
11° Plus d’eau dans les parties gangrenées.
2» Augmentation des graisses.
3° Diminution du carbone.
Bourbillon des furoncles, des anthrax, du phlegmon diffus. — Granulations jaunes (Robin). Pas d’odeur. Pas de processus putride.
/ Causes identiques.
La nécrobiose est bien un phénomène) Effets semblables, de gangrène. j Coïncidence des deux
V phénomènes.
Sera étudiée à propos des ulcères.
362 QUATORZIÈME LEÇON
Avant d’examiner les gangrènes en particulier, nous devons • encore examiner le diagnostic à un point de vue général, le pronostic et le traitement.
Diagnostic. — Le diagnostic de la gangrène est habituellement facile, du moins dans la période de confirmation; mais au début, les symptômes peuvent être très difficiles à bien apprécier.
Voici quelques observations dont vous devrez vous souvenir :
1° Se méfier quelquefois de certaines colorations noirâtres qui peuvent être dues à l’action de quelques topiques, ceux, par exemple, contenant des préparations de plomb.
2° Se méfier de certaines colorations ecchymotiques ; ainsi dans les cas de plaies d’armes à feu, il est facile d’être induit en erreur. L’odeur, la sensibilité ou l’insensibilité des parties, l’adhérence ou non de l’épiderme aux parties profondes sont des symptômes qui vous permettront d’affirmer votre opinion dans un sens ou dans un autre.
3° Pour ce qui est de la pourriture d’hôpital et de la diphté— roïde des plaies, nous insisterons ultérieurement sur les caractères qui permettent de distinguer les fausses membranes des escarres proprement dites.
Nous ferons ressortir, par exemple, les différences que l’on peut indiquer au point de vue de l’odeur, de la composition chimique, de la consistance, du mécanisme de la production.
Les fausses membranes sont, après tout, des produits de sécrétion; l’escarre est, au contraire, un produit d’élimination.
4° Quelquefois, à la suite d’un traumatisme intense, on voit survenir des phénomènes d’asphyxie locale, que l’on peut souvent confondre avec les symptômes précurseurs de la gangrène.
5° A propos du diagnostic de la gangrène, vous devrez vous souvenir que, dans les cas degangrène, comme dans lescasdebrulure, le diagnostic, pour être complet, doit comprendre non seulement l’affirmation de la lésion, mais aussi la connaissance du degré de mortification et de son étendue plus ou moins considérable.
D’une façon générale, même quand le sillon d’élimination