C. nutrition
Sensation de froid.
( Douleur.
A. Troubles de sensibilité.
Anesthésie.
\ Insensibilité thermique;
(Insensibilité au contact ; Insensibilité à la douleur.
B Troubles de circulation.
I Tout d’abord, resserrement des petits vaisseaux. Dilatation vasculaire consécutive. Hypérémie.
La réaction
hypérémique détermine
Gangrenés
souvent : V
Œdèmes.
Inflammation.
I 1° Action sur les globules rouges : ceux-ci se déforment ; l’hémoglobine abandonne le globule; le globule deviendrait impropre à fixer l’oxygène. Action sur les
(leucocytes.
2° Action sur l'élément musculaire : décomposilion en disque de Bowman ; myosites interstitielles; transformation graisseuse.
J 3° Action sur les nerfs: coagulation de la myéline; né- I vrite ; ultérieurement névrite ascendante.
4“ Action sur les vaisseaux : diminution de volu e ; thromboses; artérite.
I 5" Action sur le osseux : ostéite ; nécrose ; carie.
! Immédiates.
Consécutives : se produisant au moment de la réaction.
/ Troubles trophiques divers survenant alors Tardives. . j même que les premières lésions ont dis- \ ( paru.
Etudions actuellement le diagnostic, le pronostic et le traite ment de la gelure.
Diagnostic . — La nature de la cause ne permet pas habituellement d’hésitation pour le diagnostic de la gelure. Dans quelques circonstances cependant, on comprend que l’on ne puisse se prononcer de suite. On peut confondre, par exemple, les gelures du premier degré avec l’asphyxie locale des extrémités. Dans quelques cas d’ulcères atoniques ou scorbutiques, on peut croire tout d’abord à des ulcérations provenant de la gelure.
Les gelures sphacéliques sont faciles à distinguer; néanmoins, bien souvent chez un vieillard, il sera possible de confondre une gangrène sèche par artérite avec une gangrène par le froid. La gangrène par ergotisme ressemble aussi sous bien des rapports à la gangrène sèche par gelure. On rapporte, par exemple, qu’en voyant survenir des sphacèles, sous l’influence d’un froid peu rigoureux, quelques médecins de l’armée de Grimée pensèrent tout d’abord à l’ergotisme gangréneux.
La plupart des auteurs ont fait ressortir l’analogie qui existe entre les effets du froid et ceux déterminés par la brûlure, cette observation est juste d’une façon générale; bien des différences cependant doivent être signalées ainsi :
1° Dans les cas de brûlure, l’altération des tissus est habituellement instantanée, immédiate. Dans les cas de gelure, au contraire, cette altération est le plus souvent lente, graduelle.
2° Dans la brûlure, des phénomènes généraux graves existent dès le début. Dans la gelure, les phénomènes généraux qui sont sous la dépendance de l’action locale du froid ne surviennent que lentement.
3° Observation importante et sur laquelle nous avons déjà appelé votre attention : lorsque l’influence du calorique a déterminé des symptômes dépassant le troisième degré, les effets sont malheureusement à marche fatalement destructive. Toute brûlure au troisième degré comporte la chute d’une