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PANSEMENTS PAR OCCLUSION

4° Le pansement est facile à employer et à renouveler.

Pansements 'par occlusion. — Gomme procédés se rattachant aux mêmes indications thérapeutiques, nous devons vous signaler encore les pansements par occlusion pneumatique et par aspiration continue.

Occlusion par aspiration pneumatique. — ■ Partisan de la cicatrisation sous- cutanée, J. Guérin chercha à procurer aux plaies exposées les avantages de celles qui succèdent aux opérations sous-cutanées. Il réalisa, pour arrivera ce résultat, les conditions suivantes :

1° Maintenir les plaies dans un espace complètement fermé.

2° Favoriser l’écoulement des produits exhalés et prévenir leur putréfaction.

3° Permettre le fonctionnement des exhalations.

L’appareil qu’il employait a été décrit par lui-même dans les termes suivants ( Gazette Médicale de Paris, 1866, p. 87):

« 1° Un récipient métallique parfaitement étanche, d’une capacité variable, dans lequel on a fait le vide ; ce récipient est muni de deux robinets et d’un indicateur- de vide.

«2° Une série d’enveloppes ou manchons en caoutchouc vulcanisé, de 2 millimètres d’épaisseur, à une ou deux ouvertures, de forme et de dimensions variées, et telles qu’elles puissent s’adapter aisément à toutes les parties du corps. Ges enveloppes sont munies à une de leurs extrémités, ou sur le côté, d’un tube en caoutchouc capable de résister à la pression atmosphérique.

« 3° Une série d’enveloppes intermédiaires en tissu plastique très fin, perméable de façon à se mouler sur les parties qui doivent être enfermées dans les manchons en caoutchouc.

« Muni deces trois ordres de moyens, on introduit le membre blessé préalablement recouvert de l’enveloppe en tissu perméable, dans le manchon en caoutchouc, l’ouverture d’entrée de ce dernier ayant été calculée d’un diamètre suffisant pour embrasser par une pression élastique très modérée la circonférence du membre enveloppé.

« Le membre étant introduit, on met l’intérieur du manchon qui le recouvre en rapport avec le récipient pneumatique par l’intermédiaire du tube incompressible. Immédiatement l’on a les gaz renfermés dans le manchon passant dans le récipient pneumatique, et la poche enveloppante, obéissant à la pression atmosphérique, suit le retrait des gaz aspirés, se moule hermétiquement sur la surface enveloppée, et y reste appliquée. » En procédant ainsi, la plaie est maintenue dans le vide. Les sécrétions peuvent facilement être enlevées, et le fonctionnement cutané périphérique est assuré. J. Guérin fît l’exposé de son procédé devant l’Académie de médecine et devant l’Académie des sciences, en 1866; l’année suivante, il exposa dans un second mémoire des modifications nouvelles introduites dans ses appareils. Le vide était opéré d’une manière plus uniforme, et des dispositions spéciales étaient prises pour que plusieurs blessés pussent être soumis à la fois à l’application de la méthode. Nous ne pouvons entrer ici dans plus de détails. En 1870, l’auteur n’avait eu qu’un seul insuccès sur une centaine de cas, mais la difficulté de se procurer les instruments a empêché cette méthode de se vulgariser.

L’appareil de J. Guérin n’en a pas moins le mérite d’avoir ouvert aux recherches une voie nouvelle.

Ainsi Maisonneuve a cherché bientôt après à simplifier et à rendre la méthode plus pratique.

Aspiration continue, procédé de Maisonneuve . — L’appareil de Maisonneuve se compose de trois parties: 1° Un manchon en caoutchouc destiné à embrasser la plaie; 2° ce manchon est muni d’un tube également en caoutchouc qui est en communication avec un flacon de verre dans lequel on fait l’aspiration; 3° une pompe aspirante est reliée au flacon par un tube flexible. C’est au total un appareil tout à fait semblable à celui que l’on emploie pour vider les collections liquides (appareil de Potain) : l’aiguille aspiratrice est remplacée par le manchon de caoutchouc qui enveloppe la plaie et la protège.

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