CONSEILS POUR ÉVITER LA FULGURATION
8° Dans une rue, on so placera loin des murailles et surtout des conduites des eaux.
9° En rase campagne, on évitera autant que possible de se tenir sur des saillies on s’éloignera du voisinage de toute masse d’eau stagnante. Si l’on voit l’orage approcher, et que l’on ait le temps de se placer à cinquante pas environ derrière un objet élevé, on peut être assuré de n’avoir rien à craindre. Une bonne précaution à prendre serait de se coucher devant un arbre et à une certaine distance, l’interposant ainsi entre soi et l’orage. On sait qu’il ne faut jamais se réfugier sous un arbre.
10° Si l’on est en voiture, on conseille généralement d’arrêter et de descendre. Le mieux, si la voiture est fermée, est de ne pas en sortir ; Sestier ne connaît aucune observation de personnes blessées gravement dans ces conditions. La foudre suit les ferrures extérieures de la caisse, celles des roues, et gagne ainsi le sol. Il sera convenable de se tenir au milieu de la voiture sans s’appuyer sur les parois.
Gomme nous vous l’avons indiqué au commencement de cette leçon, nous avons envisagé la question du traumatisme par la foudre aux trois points de vue étiologique, pathologique, et thérapeutique.
Des corps étrangers. — Division. — Définition. — Définition de Delpech. — Définition de Léveillé. — Définition des auteurs du Compendium. — Définition de Verneuil. — On doit' admettre une définition plus restreinte que celle de Delpech est plus complète que celle du Compendium. — 'Étiologie. — Corps étrangers animés. — Corps étrangers inanimés. — Ils peuvent être logés dans l’épaisseur de nos tissus. — Ils peuvent être placés dans une cavité muqueuse. — Ils peuvent être fixés à la surface des parties. — Étude physiologique des corps étrangers. — Sort des corps étrangers — Modifications physiologiques : le corps étranger peut s’absorber; — il peut s’éliminer; — il peut s’enkyster. — Modifications physiques : le corps étranger se ramollit ou se dissout. — Modifications des pointes d'acier placées dans nos tissus. — Mémoire clu docteur Laborde. — L’oxydation de l'acier ne s’opère pas lorsque le corps étranger est placé dans les tissus d’un cadavre. — Incrustation de sels calcaires. — Accidents dus à la présence de corps étrangers : A. Le corps étranger est placé au niveau des parties molles ou dures de la tête, du tronc ou des membres; — B. Le corps étranger est placé dans des organes importants; — C. Le corps étranger est placé au niveau d’une muqueuse ; — D. Le corps étranger est placé au niveau d’une cavité close ; — E. Le corps étranger est placé à la surface de la peau. — Pronostic. — Diagnostic. — Commémoratifs. — Étude des trouble fonctionnels. — Exploration. — Instruments pour mieux voir; — pour mieux entendre ; — pour mieux toucher. — Instruments déterminant certains effets physiques, chimiques ou électriques. — Traitement.
Messieurs,
Pour continuer l’examen du traumatisme, nous nous occuperons aujourd’hui de la question des corps étrangers.
Cette question, envisagée d’une façon générale, a été incomplètement traitée dans la plupart des ouvrages de chirurgie. Follin, Vidal, les auteurs du Compendium, consacrent quel ques pages seulement à cette étude, Billroth en parle à peine. L’excellent article de Monod dans le Dictionnaire encyclopé-
QU AR A NTE-TROÏSIÈ M E LEÇON
<hque et l’ouvrage important publié en I879par le docteur Poulet faciliteront notre tâche. L’ordre que nous suivrons est le suivant :
Nous définirons ce que l’on doit entendre par les mots de corps étrangers. Nous les envisagerons au point de vue étiologique ; nous étudierons leur nature, leur nombre, leur siège, leur division. En dernier lieu, nous verronsle sort qu’ils éprouvent, les accidents qu’ils déterminent. Nous apprécierons le diagnostic, le pronostic et le traitement.
Définition. — La définition de ce qu’il faut entendre par corps étranger est plus difficile qu’on ne le pense, et ce qui le prouve ce sont les divergences que l’on trouve sous ce rapport parmi les divers auteurs. Ainsi, pour Delpech, on doit considérer comme corps étrangers tous ceux qui, venus du dehors ou du dedans, ne peuvent participer à la vie commune des solides ou des humeurs : le pus, le sang épanché, les liquides virulents, les gaz exhalés sur place, les fragments d’organes frappés de mort et qui doivent être éliminés, le précipité des sels que contient la matière des excrétions, ces excrétions elles- mêmes lorsqu'elles sont anormalement retenues dans leurs réservoirs naturels. Il n’y a pas jusqu’au fœtus qui ne mérite également cette dénomination ; et, du reste, fidèle à sa définition, Delpech décrit, dans le même chapitre, l’accouchement naturel, l’accouchement avec dystocie et la rétention du placenta. Il y a là évidemment une confusion regrettable. La définition de Delpech est certainement rigoureuse, exacte, si l’on s’en tient au sens grammatical des mots. Elle doit être rejetée cependant sans hésitation, parce qu’elle entraîne le rapprochement, dans une étude commune, de faits essentiellement différents. Le chapitre que Delpech a écrit contient des indications générales et spéciales remarquables, c’est évidemment ce travail le plus complet et le plus doctrinal qui existe sur ce sujet; mais vraiment l’on est tout étonné de trouver l’étude de l'ac- Couchement à coté de celle des plaies empoisonnées et des corps étrangers des diverses régions du corps. En 1812, Léveillé