‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 140 sur 270 · DÉFINITION DES CORPS ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

DÉFINITION DES CORPS ÉTRANGERS

considérait comme corps étranger toute substance qui, appliquée au niveau des parties vivantes, en altérait les propriétés physiques ou vitales. Pour les auteurs du Compendium , on doit donner le nom de corps étrangers aux substances solides ou demi solides qui ne participent point à la vie commune et nuisent plutôt par leur masse, leurs inégalités, que par l’action chimique ou vitale qu’elles exercent sur nos tissus. Pourquoi retrancher de cette catégorie les substances liquides? Pourquoi affirmer que les corps étrangers ne déterminent pas de réaction vitale? Aussi nous semble- 1- il plus rationnel, ou d’adopter une définition dans le sens de celle du Compendium , mais plus complète, ou de revenir à la définition de Delpech en la limitant, au contraire, d’une façon plus précise.

En adoptant le- premier parti, nous dirons : Les corps étrangers peuvent se définir toute substance solide, demi solide? liquide ou gazeuse introduite dans l’organisme ou appliquée à la surface du corps, nuisant par le fait de sa présence, le plus souvent plutôt par sa masse, ses inégalités, sa dureté, mais quelquefois aussi par l’action chimique ou vitale qu’elle peut déterminer (définition du Compendium , mais plus générale).

En adoptant le second parti, nous appellerons corps étranger tout corps ne pouvant participer à la vie commune des solides ou des humeurs ; mais nous retrancherons de cette catégorie les substances vénéneuses et virulentes, les hydatides, le tœnia et la plupar t des autres animaux parasites qui peuvent se développer dans le sein de l’organisme ; nous laisserons aussi de côté, et à plus forte raison, ce qui peut avoir rapport à l’accouchement naturel ou laborieux (définition de Delpech, mais plus restreinte).

Pour le professeur Verneuil, « le corps étrangeresttout corps venu du dehors et pénétrant en des points de notre organisme qui lui sont physiologiquement interdits, et aussi tout principe immédiat, élément anatomique, tissu ou organe en état d’ectopie, c’est-à-dire ayant quitté sa place pour pénétrer en intrus dans

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