‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 185 sur 270 · Q U AR A NT E-SI X I ÈME I ,EÇON · texte numérisé non relu

Q U AR A NT E-SI X I ÈME I ,EÇON

Traitement curatif. — 11 nous paraît inutile de formuler un traitement soi-disant curatif complet. La plupart des moyens employés échouent, en effet, presque toujours lorsqu’il existe des signes incontestables de cette redoutable affection, mais le devoir du chirurgien est toujours de lutter. Voici les indications qui peuvent être posées :

A. Empêcher autant que possible le passage dans le sang de nouvelles substances nuisibles.

B. Chercher à lutter contre les effets nuisibles déterminés par l’intoxication qui s’est opérée, soit en favorisant l’élimination par les voies d’excrétion des produits pyrogénes, soit en instituant une médication plus ou moins spécifique, soit en soutenant au moins le plus possible les forces du malade, soit en favorisant à un moment donné la guérison des abcès métastatiques ou des collections purulentes qui ont pu se constituer.

a) Empêcher autant que possible le passage dans le sang de nouvelles substancesinfectantes .Bonnet avait proposé, même après le début des accidents, de cautériser la surface de la plaie, soit avec le fer rouge, ou avec des caustiques coagulants, la pâte au chlorure de zinc, par exemple. Au point de vue rationnel, l’emploi de ce moyen est parfaitement indiqué, mais l’infection première suffit malheureusement, le plus souvent, pour que les symptômes persistent. Guidé par des vues analogues, Sédillot a consulté d’oblitérer seulement les veines émergeantes de la plaie. Cette oblitération est obtenue, soit par la cautérisation complète du canal veineux qu’il suppose être la voie d’introduction du poison, soit par de petites cautérisations multiples faites avec des pointes de feu au niveau de plusieurs veines. Sédillot croyait surtout, dans l’infection purulente, cà l’empoisonnement parle pus, empoisonnement se réalisant principalement par le passage de ce pus au niveau des conduits veineux. Aujourd’hui la physiologie nous a révélé d’autres faits pathogéniques, aussi nous paraît-il inutile d’insister sur l’emploi de ce procédé. Pour réaliser cette première indication, on a

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