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CONTRE-INDICATION DE L’OPERATION

tiez que l’ablation complète ne soit pas possible, mieux vaut ne pas tenter l’opération.

3° Toutes les fois que vous jugerez que la plaie consécutive à l’élimination de la tumeur sera trop vaste, et la cicatrisation, par conséquent, très difficile, abstenez-vous d’intervenir.

4° Lorsqu’un organe important risque beaucoup d’être compromis au moment de l’opération, il est prudent de ne rien entreprendre.

5°Velpeau conseillait de ne pas enlever lecarcinome en plaque.

6° Son opinion était la même pour le squirrhe qu’il appelait ligneux.

7° Il jugeait inutile d’opérer le carcinome dit galopant ; l’évolution trop rapide de la tumeur rendait, suivant lui, toute intervention inutile.

8° Pour des raisons inverses, le squirrhe atrophique du sein ne doit pas être opéré. Cette forme carcinomateuse évolue toujours très lentement, l’infection est toujours plus tardive. En enlevant la tumeur, on risque de voir survenir bientôt une tumeur de récidive, dont la marche est alors beaucoup plus rapide.

9° Si des tumeurs multiples existent, si l’on a affaire à un carcinome ayant envahi, par exemple, les deux seins, il est convenable de s’abstenir d’intervention.

10° L’opération ne doit pas être proposée pour l’ablation des tumeurs secondaires.

Contre-indications, générales . — Outre les contre-indications locales, il existe quelques contre-indications générales qui doivent aussi être signalées. Ainsi :

1° N’opérez pas les malades très âgés; rappelez-vous que le carcinome, chez ces sujets marche habituellement très lentement.

2° N’opérez pas au moment de l’infection, à plus forte raison au moment de la cachexie. L’ablation d’une tumeur carcinomateuse a, en effet, pour but, d’empêcher ou de retarder le moment de l’infection; or, si cette infection existe, l’intervention n’a plus de raison d’être. Quelquefois, dans ces conditions, l’intervention

chirurgicale consistera seulement à arrêter une hémorragie par une cautérisation plus ou moins énergique, et à diminuer ainsi l’écoulement ichoreux. Que l’on ne dise pas que prolonger la vie dans ces cas est un mal pour le malade ! Non, comme l’a très bien fait observer Broca, « il ne s’agit pas de raisonner sur la vie, il faut lutter avec la mort : »

3° Quelques chirurgiens ont conseillé de s’abstenir dans le cas de carcinome héréditaire; autant s’opposer immédiatement à toute intervention, puisque l’hérédité existe très souvent comme cause de la maladie. Velpeau a cité du reste, deux exemples d’intervention dans ces conditions, et dans ces deux faits la récidive n’a pas eu lieu.

En résumé :

1° L’ablation des tumeurs carcinomateuses est surtout faite en vue de retarder ou de supprimer les chances de récidive;

2° Au point de vue de la récidive qui survient presque toujours, des dangers que l’opération entraîne et des souffrances qu’elle impose au malade, cette opération est discutable ;

3° Au point de vue de la prolongation de la moyenne de la vie chez les sujets atteints de cancer, l’intervention est indiquée ;

4° Cette intervention est d’autant plus acceptable que le chirurgien saura mieux se conformer en même temps aux contre-indications locales et générales que nous vous avons exposées.

En achevant aujourd’hui ce que nous avions à vous indiquer sur le carcinome, nous tenons à vous faire l’observation suivante : Nous avons dû étudier d’une manière spéciale la symptomatologie, l’anatomie pathologique, la définition du carcinome ; mais pour l’étiologie, le pronostic, et surtout pour le traitement, toutes les considérations que nous vous avons présentées se rapportent aussi à la question des tumeurs malignes ou du cancer en général.

Résumons en quelques propositions ce traitement, que nous avons étudié d’une façon assez complète.

TRAITEMENT DU CARCINOME

TRAITEMENT DU CARCINOME

. A Prophylactique;

On doit distinguer le traitement \ g Médicaldu carcinome en traitement. . ,

' C. Chirurgical.

A. Traitement tique. . . ,

Prendre en considération les indications étiologiques * l sur lesquelles nous avons insisté. Vivre à la camprophylac- j pagne. Pas d’alimentation trop succulente. Hydrothé- • • • ’l rapie. Eaux alcalines. Observations de la Société du

Cancer de Londres.

. „ .1 Soutenir les forces.

1° Traitement ) Combattre les hémorragies.

B. Traitemént médical

médical des symptômes.

2° Traitement médical de la diathèse.

j Combattre les symptômes de l’infecl lion.

/Médication antiphlogist. (Broussais).

( Cura famis de Pouteau.

» Emploi des préparations de ciguë.

(Traitement altérant. Arsenic, mercure, iode, or, baryte. Eaux minérales. Aucun traitement efficace.

Compression.

Topiques résolutifs.

Ligature des artères afférentes.

Emploi du froid.

Electrolyse.

1° Modifier la tumeur.

| Injection modificatrices.

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