C. Traitement chirurgical
1 Suc gastrique.
Pepsine.
Pancréatine.
I Sulfate de zinc.
i Perchlorure de fer.
Alcool.
Acide acétique.
Observation de Giess.
Détruire
tumeur.
la )
Feu.
Caustiques.
( Electricité.
Méthode dite sanglante : bistouri.
o„ . I Ligature en masse.
3° Ablation de la ) w °
Ecrasement linéaire.
I Cautérisation linéaire.
Ppnpprl rl p T.plipvnnt-
Faut-il opérer une tumeur) carcinomateuse?
tumeur.
Procédé de Léliévant.
( Malgré la récidive habituelle du carcinome, malgré la douleur et le danger de l'opération, il faut opérer parce que l'opération augmente les chances de vie. Statistique de Paget, Stanley, Velpeau.
Tout en conseillant l’opération, accepter des contre-indications.
Locales.
Contre-indications.
Générales.
1° Engorgement ganglionnaire voisin tiop considérable.
2° Tumeur trop volumineuse.
3° Voisinage d’un organe important.
4"Pas d’ablation de cancer en plaques.
5« Pas d’ablation du squirrhe ligneux (Velpeau).
(3U Pas d'ablation du squirrhe alroph.
du sein.
1° Pas d'ablation du carcinome galop.
8U Hésiter pour les carcinomes multip.
9° Ne pas opérer les carcinomes second.
t Age.
’ Cachexie.
f Hérédité,
B.inxE. — Palh. chir., II.
Étude du lipome — Définition. —Du lipome au point de vue anatomique. — Le lipome est constitué par du tissu graisseux. — Les vésicules graisseuses sont plus volumineuses.— Variétés du lipome. — Formes de la tumeur. — Du lipome au point de vue pathologique. — Siège. — Lipomes sous-cutanés.— Lipomes d'interposition. — Lipomes de constitution. — Siège du lipome au point de vue clinique. — Développement du lipome. —Opinion de Fcersler, de Virchow. — Loi de Corail et Ranvier. — Le lipome est-il toujours une tumeur hétéroplasique. — Modifications pathologiques du lipome. — Le lipome peut subir une dégénérescence graisseuse. — Inflammation ou suppuration. — Gangrène. — Ulcération du lipome. — Calcification. — Étiologie. — Du lipome au point de vue clinique. — Diagnostic facile dans bien des cas. — Fausse fluctuation. — Du pseudo-lipome. — Pronostic. — Traitement. — Traitement par modification. — Traitement par destruction. — Traitement par ablation. — La cautérisation linéaire peut quelquefois être employée comme pour les loupes. — Étude du sarcome. — Définition et historique. — Anatomie du sarcome. — Matière amorphe. — Éléments cellulaires. — Variétés du sarcome: Sarcome encéphaloïde, fasciculé, myéloïde, ossifiant, névroglique, angiolithique, muqueux, lipomateux, mélanique. — Classification desvaiùélés d'après Rindfleisch et Lucke. — Altérations du sarcome. — Développement. — Pourquoi le sarcome prencl-il souvent un développement considérable. — Siège. — Marche. — Élévation de la température. — Étiologie. — Pronostic. — Le pronostic varie suivant l’espèce de sarcome et suivant le mode de développement de la tumeur. — Certaines conditions de forme et de consistance. — Traitement.
Messieurs,
Après avoir examiné une tumeur essentiellement maligne, nous nous proposons d’aborder l’étude d’une tumeur bénigne et d’une tumeur moins maligne que le carcinome. Gomme tumeur bénigne, nous vous décrirons le lipome; comme tumeur d’une malignité moindre, nous choisirons le sarcome. Commençons par l’étude du lipome.
Du LiroME. — Le lipome, désigné par Gruveilhier’sous le nom d’adipome, est un néoplasme constitué par du tissu adipeux de nouvelle formation. Ce mot dérive de I'œoç, graisse. Ce fut Littré qui, en 1709, distingua cette tumeur et lui donna son nom. De tous les néoplasmes, le lipome est celui qui représente le plus exactement l’hypertrophie d’un tissu normal. C’est une hypertrophie locale du tissu adipeux, une multiplication exagérée des vésicules adipeuses. C’est à la fois, comme le fait observer Broca, une tumeur homœomorphe et homologue, puisqu’elle représente, non seulement les éléments d’un tissu, mais encore le tissu lui-même. La structure du lipome reste constammen identique. D’autres tumeurs, au contraire, les fibromes, par exemple, qui se rapprochent de ce néoplasme par leur ressemblance avec un tissu normal de l’économie, se confondent souvent par une transition presque insensible avec les tumeurs sarcomateuses (tumeurs fibro-plastiques). Le lipome ne doit être confondu ni avec le tissu graisseux que l’on voit quelquefois s’accumuler en plus ou moins grande quantité au niveau de l’épiploon, ni avec celui qui existe souvent au niveau de certains organes. Lorsque du tissu graisseux s’accumule au niveau de l’épiploon, il disparaît, si le sujet maigrit; le lipome, au contraire, persiste. Quant aux productions graisseuses qui se rencontrent dans le parenchyme des organes, elles constituent une dégénérescence, une altération, mais ne représentent nullement une tumeur.
A. AncUomie pathologique . — Considéré soit à l’œil nu, soit au microscope, le lipome est exactement semblable au tissu adipeux normal ; ce tissu, vous le savez, se compose de deux éléments :
1° Des vésicules adipeuses, grandes cellules minces, transparentes, remplies de suc huileux. Ces cellules se groupent les unes avec les autres en petites masses limitées qui constituent des lobules.
2° Du tissu conjonctif interceptant des aréoles. C’est dans
l’intérieur de ces aréoles que s’accumulent les vésicules adipeuses.
Notez les particularités suivantes :
a) Les vésicules adipeuses du lipome sont deux ou trois fois plus grosses que celles du tissu adipeux. Go fait a été constaté d’une manière certaine par Verneuil ( Gazelle médicale de Paris, 1854). La paroi de la vésicule est plus mince et plus translucide. La graisse qu’elle contient est plus liquide et renferme plus d’oléine. Cette dernière observation est de Rindfleisch.
b) Les lobules du lipome sont aussi plus volumineux que ceux du tissu adipeux. Ce fait donne à la tumeur une mollesse plus grande qui se traduit par une sensation de fausse fluctuation. Toutefois, il est des cas où le tissu du lipome est, au contraire, plus dense, cela dépend d’une prédominance du tissu conjonctif qui entre dans sa composition. Plus ce tissu conjonctif prédomine, plus la trame devient serrée; en même temps la couleur pâlit légèrement. Il arrive, dans quelques circonstances, que le tissu conjonctif est si abondant que la tumeur devient ferme, d’une coupe lisse, d’un blanc grisâtre. Celte tumeur, désignée alors sous le nom de lipome fibreux ou d’adipome, représente comme une nuance intermédiaire entre ces deux néoplasmes.
Pour être fidèles à l’indication générale que nous avons admise au début de cette leçon, à savoir que le lipome ne changeait pas de nature, on peut dire que cette transformation se réalise plus souvent au niveau du fibrome qu’au niveau du lipome.
c) Quelquefois la prédominance du tissu conjonctif, et le passage de ce tissu à l’état fibreux ne se rencontrent que partiellement. On perçoit alors des noyaux d’induration plus ou moins accentuée, ces noyaux d’induration se trouvant souvent dans des points où l’on voit se réaliser en même temps une modification qui a été signalée dans un travail de Prat ( Considérations sur les lipomes, Strasbourg, 1858). La trame fibreuse diminue,
et les vésicules adipeuses contiennent de la margarine ; la présence de cette dernière substance donne à la graisse une consistance plus ferme. Quelquefois ces noyaux d’induration tiennent à un processus inflammatoire antérieur.
cl) On distingue, au point de vue de la structure, les variétés suivantes :
1° Le lipome pur, lipome simple de Billroth. La tumeur est composée d’une grande quantité de tissu graisseux; on ne rencontre que très peu de tissu conjonctif autour des lobules. Cette tumeur est molle et légèrement fluctuante à la superficie.
2° Le lipome fibreux ; nous en avons déjà parlé.
3° Le lipome érectile : les vaisseaux sont, dans ce cas, très nombreux.
4° Le lipome myxomateux. On trouve dans cette variété une certaine quantité de tissu muqueux entre les vésicules adipeuses; quelquefois les cellules du tissu muqueux se remplissent aussi de graisse.
e) Outre ces divers détails de structure il est quelques autres points d’ordre anatomique que nous tenons encore à vous signaler. En général, les lipomes constituent des tumeurs bien circonscrites ; les contours en sont arrondis, bien délimités, entourés d’une atmosphère celluleuse très lâche qui ne présente aucune résistance; ils peuvent être enlevés facilement, même avec la sonde cannelée. Quoique renfermant une grande quantité de vaisseaux, ils sont alimentés, en général, par des artérioles petites et peu nombreuses, aussi l’ablation se fait -elle habituellement sans grand écoulement de sang. Les veines sont presque toujours plus développées, et les gros lipomes sous-cutanés s’accompagnent quelquefois d’un dévelop peinent considérable des veines sous-cutanées. On pourrait croire tout d’abord, dans ces cas, à une tumeur maligne.
Quelquefois le lipome contracte des adhérences sérieuses soit avec le tissu cellulaire sous-cutané, soit avec les organes voisins, muscles ou nerfs. Ces adhérences sont, le plus souvent, de