GUÉRISON DE L’ANÉVRISME
l’oblitération du vaisseau. L’observation clinique n’a nullement confirmé cette assertion.
4° Hart a admis la possibilité de l’oblitération artérielle par un caillot se glissant dans le bout inférieur de l’artère, la nature réalisant alors ce que le chirurgien cherche à obtenir par la ligature au-dessous du sac (méthode de Brasdor) ou par la malaxation telle que la pratique Fergusson ; mais ce fait n’a jamais été contrôlé d’une manière complète, et l’on comprend combien il y a, au contraire, de probabilités pour que le fragment de caillot qui se déplace devienne un embolus redoutable.
5° En sens inverse, Richter a émis l’opinion qu’un fragment de caillot pouvait s’engager dans le bout supérieur de l’artère, et en amener l’oblitération.
En résumé, la guérison spontanée de l’anévrisme peut s’obtenir, soit par oblitération fibrineuse, soit par inflammation et production de caillots passifs ; ces deux modes de guérison sont indiscutables, démontrés l’un et l’autre par de nombreuses observations. La guérison peut encore s’obtenir, suivant quelques auteurs, par l’adhérence des parois artérielles, suite d’inflammation adhésive réalisée au niveau de la tunique interne de l’artère, ou par la compression que le sac ou le sang épanché après une rupture de la poche exerceraient sur l’artère au dessus de la tumeur, ou enfin par la présence de caillots obturateurs agissant au-dessus ou au-dessous de l’anévrisme. Ces derniers modes de guérison ne sont pas prouvés par des observations nombreuses et authentiques. La question de la symptomatologie de la tumeur anévrismale dont nous venons d’achever l’étude nous semble assez importante pour que nous croyions devoir vous la résumer. Nous vous présenterons aussi quelques propositions générales sur la guérison de l’ané-
vrisme.