DE LA GUÉRISON SPONTANÉE DES ANÉVRISMES
ln La guérison île l’ané- i Soit par des moyens biens connus, vrisme peut s’obtenir. .(Soit par des moyens hypothétiques.
2» Par des moyens bien \ A. Dépôt de couches fibrineuses stratifiées, connus (B. Par inflammation.
2° Dans le premier cas, la guérison est dite naturelle.
Dans le second cas, la guérison peut être dite accidentelle.
4° La guérison naturelle peut ( Avec conservation du calibre de l’artère, s'obtenir. .' \ Avec oblitération du calibre de l’artère.
5° Avec conservation du ca- \ Moins de chances de guérison durable, libre de l’artère. . . . ( Moins de chances de gangrène consécutive.
6° Avec oblitération du ca- ^ Plus de chances de guérison durable, libre de l’artere. . . . ( Plus de chances de gangrène.
7° La guérison par infiam- / Guérison moins sûre.
mation se fait pardépôtdej Souvent inflammion consécutive, caillots mous (passifs). . ( Souvent gangrène consécutive.
8° La guérison par des moyens hypothétiques se réaliserait d'après quelques auteurs.
1° Par suite d'adhérence de l'artère à \ elle-même.
2° Par compression de l'artère par le sac. I
3° Par compression par le sang échappé ! Rien de 'réel •à un moment du sac. > dans ces
4° Par caillots bouchant l'extrémité su- 1 affirmations, périeure de l’artère. \
5° Par caillots bouchant l'extrémité inférieure de l’artère. /
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Anatomie et physiologie pathologiques de l'anévrismë. — Etude du sac. — Variétés de forme : cratériforme, sacciforme, fusiforme, diffus. — Étude du sang contenu dans le sac. — Des caillots actifs et des caillots passifs. — Théorie de Wardrop, de Belliagham et Broca, de Richet, de Lefort. — De l’anévrisme artério-veineux. — Classification : Phlébartérie simple ; anévrisme artério-veineux simple ; anévrisme variqueux enkysté veineux ; anévrisme variqueux enkysté intermédiaire ; anévrisme variqueux latéral artériel. —Étiologie. — Symptomatologie. — Symptômes artériels.
— Symptômes spéciaux. — Ces derniers sont au nombre de six: 1° bruit de souffle continu, saccadé; 2* thrill; 3° modifications du côté des veines; 4° pulsations au niveau des veines; 5° modifications au niveau des artères, soit du côté du cœur, soit du côté des capillaires; 6° modifications dans la sensibilité, la motilité, la calorification, la nutrition des parties. — Symptômes d'évolution. — L'anévrisme artério-veineux est stationnaire. — Causes de ce phénomène. — La guérison naturelle de l'anévrisme artério-veineux est rare. — L'anévrisme artérioveineux devient quelquefois artériel. — Pronostic. —Diagnostic. —Reconnaître la tumeur auévrismale. — Distinguer l’espèce et la variété de l'anévrisme. — Apprécier l'état anatomique de la lésion et les complications voisines — Traitement. — Glassificationsthérapeutiques. — Nousacceptous celle de Broca. — Méthodes directes. — Méthodes indirectes. — Méthodes directes supprimant la tumeur : 1° Ouverture du sac ou méthode ancienne, encore dite opération d’Aetius. — 2° Ablation de la tumeur anévrismale (Purmaun). — 3“ Cautérisation. — 4° Amputation. — Méthodes indirectes. — Styptiques. — Moxas. — Médication endermique. — Acupuncture. — Suture entortillée. — Malaxation. — Application de la chaleur. — Réfrigération. — Compression directe. — Flexion forcée. — Compression élastique. — Galvano-puncture ; définition; — origine; — effets produits par cette méthode; — appréciation de la méthode; —modus faciendi. — Injections coagulantes. — Traitement médical ou de Valsalva. — Administration de l’iodure de potassium. — Ligature. — Ligature audessus du sac. — Résumé des indications historiques. — Effets obtenus au niveau de la tumeur. — Effets observés au niveau des parties voisines. — Appréciation générale de la méthode. — Ligature par la méthode de Brasdor. — Procédé de Wardrop.
— Procédé de Feirn. — Compression indirecte. — Historique. — Des divers modes d’application de la compression indirecte. — De ses effets. — Appréciation générale
Messieurs,
Il nous reste à vous décrire l’anatomie et la physiologie pathologiques de l’anévrisme ; nous étudierons ensuite la qués-
tion au point de vue clinique, en passant successivement en revue le diagnostic, le pronostic et le traitement. C’est ce qui fera le sujet do notre dernière leçon. Nous aurons à vous entretenir aussi de l’anévrisme artério-veineux.
Anatomie et physiologie pathologiques. — L’anatomie et la physiologie pathologiques de l’anévrisme comprennent l’examen du sac, du sang qui s’y trouve contenu, et de la circulation qui s’opère au niveau de la tumeur anévrismale.
Sac anévrismal. — Le sac est constitué par la poche qui contient le sang. Formé par les tuniques artérielles ou par une membrane de nouvelle formation, il a été appelé, vrai, faux , mixte externe , mixte interne. Ces dénominations, qui semblent justes, doivent cependant, comme nous l’avons déjà dit, être abandonnées, parce qu’elles ne peuvent pas en pratique se reconnaître facilement.
Quelquefois le sac est constitué par un kyste développé entre les tuniques artérielles, le contenu s’étant déversé dans l’intérieur du vaisseau, et le sang ayant passé ensuite directement dans cette cavité; l’anévrisme est dit alors kystogénique ; mais cette variété est peu importante.
Dans quelques circonstances, le sac est formé tout à la fois par la membrane externe et les membranes interne et moyenne : dans ces cas, le sang s’épanche au-dessous de la tunique externe, et l’anévrisme porte le nom d’anévrisme disséquant . Cette variété est aussi fort rare et ne se rencontre guère qu’au niveau de l’aorte thoracique. Il est plus important de vous rappeler les différences que le sac peut présenter au point de vue de sa forme : ainsi l’on distingue des sacs cratériformes, sacciformes, fusiformes, diffus.
Sac cratèriforme. — La tumeur anévrismale est de très petite dimension, en forme de coupe. Il n'y a qu'une simple dépression de l’artère ; c’est le commencement, le premier degré de l’anévrisme. Le sang circule au niveau de cette dépression presque aussi librement que dans la cavité de