THEORIE DE LEFORT
cule clans les nombreux vaisseaux de la poche réalise des conditions identiques.
Ces idées sont prouvées par les faits que l’on observe à la suite de la ligature des vaisseaux. Ainsi, après la ligature du tronc brachio-céphalique et celle de la sous-clavière en dedans des scalènes, voici ce qui a lieu: comme la circulation continue à se faire dans une certaine limite au niveau du bout central, le caillot passif qui s’est formé tout d’abord à ce niveau devient caillot actif, et lorsque au quinzième ou au vingtième jour, la ligature sectionne le vaisseau, le caillot est dur, organisé, et dès lors aucune hémorragie ne survient de ce côté. Au bout périphérique, au contraire, la transformation du caillot passif en caillot actif ne peut s’effectuer, puisqu’à ce niveau la circulation est aussi active qu’avant l’opération, grâce au volume au nombre et à la situation des collatérales ; le caillot passif reste tel et lorsque, an quinzième ou au vingtième jour, la ligature sectionne le vaisseau, l’hémorragie se produit parce que le caillot passif ne tient pas. Vous vous expliquez dès lors les statistiques déplorables de ces opérations.
. Au premier abord, vous seriez tentés de dire que ce résultat doit s’observer après toutes les ligatures artérielles. 11 n’en est rien: c’est dans le cas seulement où les collatérales sont très rapprochées delà partie de l’artère qui a été liée que le sang qui revient dans le bout inférieur, conservant sa vitesse ordinaire, ne peut favoriser la transformation du caillot passif eu caillot actif. Lorsqu’au contraire les collatérales sont éloignées du point qui a été lié, le sang qui revient circule plus lentement dans la portion comprise entre le point lié et la première collatérale. Le caillot primitif se trouve alors dans les conditions à pouvoir se transformer de caillot passif en caillot actif.
Gomme les idées que nous venons de vous exposer sont des plus importantes, il nous paraît convenable de vous les présenter groupées en un seul tableau.
l°Ou trouve habituellement clans lei ,, * , .
. . , , 1 Loagule.
sac anevrismal du sans / r . .
b [ Liquide et coagule.
2° Les caillots que l’on rencontre se présentent sous deux aspects :
Les uns. . . .
/ Mous.
) Friables, j Noirâtres.
[ Sans couches concentriques.
Les autres.
/ Durs.
\ Denses.
Blancs.
( Disposition feuilletée.
3° Un peut diviser en quatre catégories les opinions émises de ces caillots :
/ A. Théorie de Wardrop.
i B. Théorie de Bellingham eide Broca.
f C. Théorie de Richet.
D. Théorie de Lefort.
> Caillots dits passifs.
| Caillots dits actifs, sur l'origine et l’évolution
A. Théorie de Wardrop. .
B. Théorie de Broca.