‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 3 sur 270 · CLASSIFICATION DF GOSSELIN · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DF GOSSELIN

les ambulances, des accidents graves des plaies. 11 est dès lors tout naturel de rechercher si quelques pansements spéciaux ne seraient pas susceptibles de prévenir ces accidents et ne permettraient pas d’obtenir une cicatrisation plus sûre. Bien des chirurgiens se sont posé ce problème et ont tâché de le résoudre ; de là sont nés ces systèmes de pansement si nombreux, si divers, et parfois si contradictoires. Il nous reste à les passer en revue; c’est l’étude que nous nous proposons de faire actuellement.

Des pansements spéciaux. — Cette étude a pris de nos jours une importance extrême; plus que jamais on peut dire qu’elle est à l’ordre du jour ; aussi nous paraît-il tout naturel de vous indiquer sur ce sujet quelques détails plus complets. Pour vous donner une idée un peu générale de l’ensemble des divers modes de pansements, nous vous présenterons tout d’abord une classification des pansements, nous vous décrirons ensuite les plus importants.

Classification des pansements spéciaux. — Jusqu’à présent la classification générale des pansements spéciaux n’a pas été faite dans les ouvrages classiques que vous consultez chaque jour. Dans ces dernières années, Gosselin a envisagé cette question dans son premier volume de Clinique chirurgicale et dans un excellent article publié dans le Dictionnaire de Jaccoud, J. Rochard s’est occupé aussi de cette étude.

Nous devons vous citer aussi d’une façon toute particulière un travail sur ce sujet présenté en 1875 au Congrès des sciences médicales de Bruxelles par le docteur Debaisieux.

Un mot tout d’abord sur les diverses classifications proposées par ces auteurs.

Classification de Gosselin. — • Pour ce chirurgien les pansements spéciaux ont surtout pour but de supprimer l’inflam rnation et ses dangereuse conséquences. Ils tendent tous à modérer le travail inflammatoire, à le maintenir dans des limites où il reste réparateur sans devenir destructif.

Ges pansement spéciaux comprennent.

l°Les pansements unissant les bords de la plaie sans s’occuper de la partie profonde ;

2° Les pansements occlusifs sans suture et sans compression. A ce deuxième mode de pansement, se

1 rapportent le pansement de Ghassaignac et les pansements par occlusion pneumatique ;

3° Les pansements occlusifs, compressifs et rares faits avec la ouate ;

4° Les pansements alcooliques ;

5° Les pansements mixtes unissant les bords et la partie moyenne de la plaie, mais avec la béance du fond et un tube à drainage dans cette partie (pansement d’Azam, de Bordeaux);

6° Les pansements de ce dernier genre complétés par , l’emploi de l’acide phénique concentré, pansement de Lister, pansement dit antiseptique.

Classification de J. Rochard. — Dans l’article que nous avons cité, le docteur J. Rochard divise les pansements en deux grandes classes. Les uns ne s’adressent qu’à l'état local et n’ont pour but que la cicatrisation de la plaie. Ils ne servent qu’à la protéger et à la modifier dans certaines limites. Les autres sont destinés surtout à préserver l’économie de l’intoxication dont la plaie peut devenir la cause et le point de départ.

Les premiers pansements, ou pansements protecteurs et modificateurs, comprennent :

1 0 Le pansement simple ;

2° Les pansements émollients ;

!3° Les pansements sédatifs ;

4° Les pansements excitants;

, [ Bains d’oxygène.

5» Les pansements a atmo- ^ d>acide cai.bonique. sphères artificielles. | lncubatiou de j Guyot.

Les pansements delà deuxième classe ou pansements prèser-

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