‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 32 sur 270 · DES PLAIES PAR INSTRUMENTS PIQUANTS · texte numérisé non relu

DES PLAIES PAR INSTRUMENTS PIQUANTS

1° La plaie par instruments piquants peut se définir une plaie plus étendue en profondeur qu'en surface.

^ A. Plaie type par instruments piquants très acérés (piqûres prop. dites).

.B. Plaies par instruments piquants et tranchants.

( C. Plaies par instruments piquants et contondants.

2° Symptômes primitifs..

Douleur

Écoulement du sang. .

Écartement des bords de la solution de continuité

i Souvent nulle, surtout si l'instrul ment piquant est très acéré.

Souvent insignifiant.

jTrès peu considérable.

3» Symptômes consécutifs.

4° Symptômes spéciaux.

Tiennent à la spécialisation des tissus traversés.

La cicatrisation est souvent très rapide.

Piqûre des aponévroses.

Piqûre des tendons. Lésion de la synoviale des tendons (Dassier).

Piqûre des nerfs.

Anévrysme diffus primitif;

— faux consécutif;

— diffus consécutif;

— artério-veineux.

'Piqûre des vaisseaux.

!1° Se rendre compte si la plaie est bien due à l'action dun instrument piquant.

2° Apprécier la profondeur, la direction de la plaie, la natuî-e des tissus divisés.

11° Habituellement moins grave qu'on ne pourrait le supposer.

2° Dépend souvent de la nature des tissus divisés.

3° Présence de corps étrangers.

1° Traitement très simple s'il n'y a pas de complication. 2° Pour combattre une douleur intense, immersion prolongée dans l’eau tiède.

3n Dans les cas de complications Inflammatoires, débridera en t-.

4° Gomme traitement ( Succion, spécial f Compression!

7° Traitement.

De la contusion engénéral. —Commotion. — Stupeur. — Contusion proprement dite.— Plaies contuses. — Contusion. — Définition. — Pathogénie. — Classification des causes contondantes. — Causes contondantes agissant par pression subite. — Causes contondantes agissant par percussion. — Causes contondantes agissant par pression continue.— Symptomatologie de la contusion. — Classification de Dupuytren. — Observations de Velpeau. — Premier degré de la contusion. — Premier degré de la contusion au niveau des nerfs, au niveau des glandes. — Ecchymose. — Définition.

— De l’ecchymose au point de vue anatomique. — Siège. — La coloration tient à l'intensité de l’ecchymose. — Période à laquelle on observe l’ecchymose. — Des conditions de structure des parties. — De l'ecchymose au point de vue physiologique. — De l’ecchymose au point de vue du diagnostic. — Contusion au deuxième degré. — Bosses sanguines. — Description. — Au centre, fluctuation. — A la périphérie, résistance circulaire. — Épanchements sanguins. — Modifications subies par la bosse sanguine et par l'épanchement sanguin. — Des causes qui favorisent ces diverses modifications. — Épanchements traumatiques de sérosité. — Cause. — Anatomie pathologique. — Symptomatologie. — Épanchements huileux traumatiques.

— Contusion au troisième degré. — Contusion au quatrième degré. — Altrition.

— Pronostic de la contusion. — Traitement de la contusion.

Messieurs,

Nous venons de passer en revue les plaies par instruments tranchants et celles par instruments piquants. Si nous voulions nous astreindre à suivre un ordre parfaitement logique, nous devrions étudier les plaies par instruments contondants ou plaies contuses ; mais ces dernières ne sont qu’un des effets de l’action traumatique des corps contondants, et il nous semble plus convenable d’agrandir notre cadre en nous occupant de la contusion en général, ou mieux des effets des corps contondants.

De la contusion en général. — Ce sujet a été longtemps

négligé par la plupart dos auteurs ; mais depuis que Velpeau s’en est occupé dans une thèse de concours (1833), cette question est devenue un des points les plus intéressants de la chirurgie. Cet accident est, du reste, un des plus fréquents que l’on rencontre, et les lésions qui en résultent sont nombreuses.

Les effets des corps contondants sur l’organisme sont multiples. Dupuytren, dans ses leçons de clinique chirurgicale, avait adopté la classification suivante qui nous semble devoir être conservée :

1° Les corps contondants bornent quelquefois leur action à Tébranlement plus ou moins violent des parties sur lesquelles ils agissent. Cette lésion est désignée sous le nom de commotion.

2° D’autres fois, l’effet est plus grave, il y a stupeur. Dans ce cas, les propriétés vitales des parties atteintes semblent être détruites.

3° Il peut y avoir désorganisation plus ou moins profonde des tissus sans lésion apparente de la peau, c’est la contusion proprement dite.

4° L’effet produit peut être ce qu’on appelle la plaie confuse ; le corps contondant a désorganisé alors les parties profondes ainsi que la peau.

L’intégrité de la peau établit donc la distinction de la contusion proprement dite et de la plaie contuse. Il peut arriver, en outre, que la peau, au moment même où l’accident se produit, soit intacte en apparence et qu’elle s’enflamme consécutivement; elle peut alors s’ulcérer, et la lésion , primitivement rangée dans la troisième catégorie, passe alors dans la quatrième. Cet état constitue ainsi une transition entre la contusion et la plaie contuse, tout en se rapprochant davantage de la contusion.

Nous laisserons actuellement de côté l’étude de la commotion et de la stupeur pour nous occuper seulement de la contusion et de la plaie contuse.

Contusion i — La contusion peut se définir l’ensemble des

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