‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 38 sur 270 · SUITE DE CONTUSIONS · texte numérisé non relu

SUITE DE CONTUSIONS

1* Intégrité des parties environnantes.

i° Plus ou moins de tissu cellulaire, lissu cellulaire plus ou moins lâche ;

2“ Présence de plans fibreux:

3° Plus ou moins de vaisseaux;

4° La mobilité exagérée de la région gêne la résorption.

1° Epaississement plus ou moins accenlué de la paroi.

2° Composition de cette membrane enkystan'e.

La résorption se lait habiluelle- 4° Volume plus ou moins \ meut ] lus rapidement dans les considérable. j épanchements de petite dimen-

V sion.

5» Nouveaux traumatismes survenant au niveau de Lépan- ! chement.

2 ° Siège de l'éj anchement

A. Causes locales. .

3” État des parois de Lépani chement.

i Santé du blessé;

B. Causes générales. . .État diatbésique (hémophilie);

(Maladies intercurrentes.

Outre la bosse sanguine et l’épanchement sanguin que nous venons d’étudier, la contusion du deuxième degré s’exprime encore par deux phénomènes qu’il nous reste à passer en revue: les épanchements traumatiques de sérosité et les épanchements huileux.

Epanchements traumatiques de sérosité. — Cette lésion a été surtout étudiée en 1853, par Morel-Lavallée. Avant cet auteur, Lamothe, Pelletan, Velpeau en avaient bien rapporté quelques observations; mais ces observations étaient restées à l’état de faits isolés, et le plus souvent on regardait l’épanchement séreux comme toujours consécutif à un premier épanchement sanguin. Depuis le mémoire de Morel- Lavallée (1853) et un nouveau travail du docteur Peltier, paru en 1870 dans le Mouvement Médical, les collections séreuses primitives ont été complètement acceptées comme manifestations possibles de la contusion au deuxième degré. Examinons tout d’abord cet accident au point de vue de l’étiologie, de la pathogénie, de l'anatomie pathologique et de la symptomatologie; plus tard, lorsque nous nous occupperons du traitement de la contusion, nous envisagerons la partie thérapeutique de cette question.

Etiologie. Pathogénie. — L’épanchement séreux est habituellement sous-cutané. Bien des auteurs n’en ont observé que dans ces conditions, surtout dans les endroits où la peau est soutenue soit par des os, soit par de fortes aponévroses, à la face dorsale de l’avant-bras, par exemple, à la face externe de la cuisse, au pourtour des articulations volumineuses comme le genou. La cause occasionnelle est habituellement une pression oblique et forte qui s’exerce sur la peau, et opère son décollement d’avec les parties profondes. Le plus souvent c’est une roue de voiture qui presse obliquement une partie du corps ; ainsi, sept fois sur neuf, cette particularité est indiquée dans le mémoire de Morel -Lavallée. On comprend parfaitement, du reste, qu’une pression oblique déterminée soit par une chute

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