‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 40 sur 270 · ÉPANCHEMENTS TRAUMATIQUE DE SÉROSITÉ · texte numérisé non relu

ÉPANCHEMENTS TRAUMATIQUE DE SÉROSITÉ

vouons de l’indiquer. Ainsi l’on trouve quelquefois des caillots dans le liquide de l’épanchement séreux. Il s’agit alors d’épanchements mixtes; ces cas mixtes sont en quelque sorte la transition entre les collections complètement sanguines et celles complètement séreuses. Ces deux lésions ont trop de points de contact, elles reconnaissent surtout des causes trop analogues pour ne pas se compliquer ou se combiner quelquefois.

Si/mptoma/ologie. — La symptomatologie se caractérise par l’énoncé des propositions suivantes :

1° La tumeur qui se forme après la contusion est tout d’abord une tumeur vague, aplatie, faisant moins de relief; cette disposition tient probablement à la grande étendue du foyer qui n'est pas complètement rempli. Dans les épanchements sanguins ordinaires, le liquide qui s’épanche se creuse rapidement une cavité. Dans le cas que nous étudions, le phénomène se passe un peu différemment et la poche ne se remplit que peu à peu.

2° La tumeur est tremblante, flottante, ce symptôme tient évidemment à la réplétion incomplète de la poche que nous venons de signaler.

3° La fluctuation est difficile à percevoir dans ces conditions. Il faut, au préalable, quand on veut obtenir ce signe, tendre la peau qui recouvre l’épanchement. En laissant à la poche toute sa laxité, le liquide reflue dans le sens de l’impulsion qui lui est communiquée, comme dans une vessie à demi-pleine.

4Ü On peut obtenir quelquefois un signe de ballottement, comme dans les cas de grossesse, en refoulant le liquide avec le doigt, du point le plus déclive vers un point plus élevé.

5° Habituellement on ne perçoit pas de crépitation en pressant la tumeur, comme cela arrive dans les cas d’épanchements sanguins.

Quand on fait une ponction exploratrice, il faut connaître la particularité suivante: la quantité de liquide que l’on obtient est beaucoup plus considérable que ne semblerait le faire croire tout d’abord le peu de relief de la tumeur. Ainsi, après une ponc-

lion exploratrice faite au niveau d’un épanchement siégeant sur la paroi abdominale, Iluguier indique que la quantité de liquide était si abondante qu’il craignit un instant d’avoir ouvert le péritoine.

En résumé, en distinguant des symptômes étiologiques positifs et négatifs, on peut grouper d’une façon assez nette cette symptomatologie.

dans une région spéciale. Pression d’une roue, choc 1° S,§nes étiologiques. . . d’un éboulement. Chute dans des escaliers, li fois sur

vous signaler, comme quatrième manifestation de la contusion au deuxième degré, les épanchements huileux traumatiques. Cette lésion spéciale a été décrite en 1870 par Gosselin. Elle consiste en des épanchements qui ne contiennent ni sang, ni sérosité. On y trouve une espèce d’huile épaisse, presque figée, et présentant au microscope une grande quantité de cristaux de margarine. Ces épanchements huileux dépendent habituellement des causes spéciales que nous avons indiquées pour les épanchements traumatiques séreux. Une pression oblique et violente exercée sur le tissu cellulaire sous -cutané écrase les parties graisseuses de ce tissu.

Ayant achevé l’étude de la contusion au premier et au

L épanchement séreux traumatique est habituellement le résultat de l’action d’une cause spéciale qui agit

12, contusion au niveau du tissu cellulaire sous -cutané soutenu par du tissu osseux : face externe de la cuisse, avant-bras, région voisine des grandes articulations.

2" Signes positifs. .

dulanle î au toucher.

4° Perception de ballottement.

5° Si l’on fait une ponction exploratrice, liquide abondant;

2° Fluctuation spéciale. Faire tendre la poche,

3“ Tumeur tremblottante. On-^ à l’œil,

dulanle

3* Signes négatifs.

I quelquefois noir. Dans ce dernier cas, peu de globules de sang ; présence de l’hématine.

. Pas de crépitation en pressant la tumeur.

Epanchements huileux traumatiques . — Il nous reste, à

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