DES ARMES A FEU
feu non portatives, ces dernières reçoivent souvent le nom de bouches à feu. Parmi les premières, nous trouvons le fusil, la carabine, le pistolet, le revolver. Les premières armes à feu portatives ne furent, au début, que des modifications de ce que l’on appelait les arquebuses, espèces de tubes creux fendus à l’une des extrémités, au niveau de la fente une corde tendue était utilisée comme force de projection. Actuellement, l’expérience ayant fait reconnaître que la justesse du tir augmentait lorsque le projectile a été enfoncé avec frottement et que le
I canon est rayé en hélices, on substitue presque toujours les carabines aux fusils dont on se servait autrefois.
Fig. 2. — Balles.
a, balle cylindro-ogivalo (Delvigne) ; — 6, balle cylindro-conique (Tamisier) ; — c\ balle à culot et culot (Minié); — d, balle évidée (Fauconprel),
Les armes à feu portatives lancent des balles et des plombs. Les balles sont, en général, en plomb : ce métal réunit à l’avantage de posséder une densité considérable celui d’être d’un prix modique et de fondre à une température peu élevée. Avant 1842, les balles dont on se servait habituellement dans l’armée étaient sphériques ; depuis la mise en service des fusils rayés, elles se rapprochent de la forme oblongue; les balles sphériques sont restées seulement d’un usage assez général pour les armes communes. La balle oblongue, balle cylindro-conique, se compose d’une partie antérieure qui est en forme d’ogive, d’une partie postérieure qui représente un cône tronqué, ces deux parties réunies par une gorge,
Les figures 2 et 3, vous donneront une idée assez nette des principales balles que vous pourrez observer.
11 nous paraît inutile de trop insister sur ces questions. Tous ces divers projectiles éprouvent des mouvements un peu différents, suivant leur forme, leur densité, la résistance qu’ils éprouvent dans l’air.
Fig. 3. — Balles.
a, balle à hélice (Leroux) ; — 6, balle à pointe Je plomb avec sabot en bois (Thiroux) ; — c, balle à pointe de fer avec sabot en bois (Thiroux) ; — d , balle explosible (Devisme) ; — e, balle êvidée (Nesler, 1859) ; — f, balle à clou.a
Les armes à feu ordinaires sont, en outre, souvent chargées avec ce que l’on appelle des plombs; les plombs sont de diverses grosseurs, les plus petits portant le nom de cendrée , les plus gros celui de chevrotines .
Les armes à feu non portatives constituent, avons-nous déjà dit, ce que l’on appelle les bouches à feu : canons , obusiers , métiers; les projectiles qui sont lancés sont des boulets, des obus, des bombes. Ges gros projectiles peuvent, en outre, se briser sur des corps extérieurs résistants ; ils agissent alors par les éclats.
Symptomatologie. — Nous commencerons l’étude de la symptomatologie, en passant en revue les effets dus à l’action