‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 66 sur 270 · DE LA STUPEUR LOCALE ET DE LA STUPEUR GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

DE LA STUPEUR LOCALE ET DE LA STUPEUR GÉNÉRALE

2° La stupeur locale pré' sente comme caractères.

3U La stupeur locale peut être divisée en quatre

degré.

1er degré. <

2e degré.

3e degré.

4e degré. <

1° La stupeur locale peut se définir une pertubation importante survenant

dans l’innervation et la circulation d’une partie de l’organisme soumise

à un traumatisme grave, principalement un choc.

. . ( Modification de la sen-

1» Engourdissement P u ,

| sibilite.

2° Abaissement de la \ Modification de circutempérature. ) lation.

Engourdissement modéré. Retour assez rapide à l'état normal. Cet état représente assez bien ce que nous avons décrit antérieurement sous le nom de commotion.

(Modification temporaire de circulation et d’innervation)

État plus grave au lieu du retour à l’état normal. Réaction inflammatoire consécutive plus ou moins intense.

La réaction inflammatoire aboutit à des phénomènes de gangrène.

Modifications élémentaires destructives dès le début.

Gangrène pour ainsi dire immédiate.

1° La stupeur générale, souvent décrite sous le nom de choc traumatique, d’ébranlement traumatique, d’effroi traumatique est constituée par un ensemble de symptômes graves pouvant constituer plusieurs groupes.

Accablement général.

Hébétude.

Réaction incomplète.

Quelquefois retour à l’état normal.

Quelquefois aggravation des symptômes. Mort.

État syncopal. Syn- / du cœur; cope. Arrêt des des poumons ; l fonctions. ( des échanges nutritifs.

Troisième forme. Convulsions (forme avec éréthisme).

Quatrième formel Vomissements. Hoquets. Ictère. Algidité \ ) traumatique.

2° Tous ces symptômes peuvent être considérés le plus souvent comme des phénomènes réflexes.

j A. Tantôt ces phénomènes réflexes viennent d’une impression partie d’un point traumatisé avec accidents locaux de stupeur locale. C’est le cas le plus fréquent.

B. Tantôt ces phénomènes réflexes dépendent d’une commotion cérébrale ou rachidienne.

C- Tantôt ces phénomènes dépendent d'une émotion trop vive* 3° Quelquefois ces symptômes, ceux, par exemple, delà quatrième forme* doivent être considérés comme dépendant d'un empoisonnement septique.

Première forme

Deuxième forme. <

En terminant cette étude sur les blessures produites par l’action des gros projectiles, ajoutons comme dernier détail, que les blessures faites par les gros projectiles présentent ordinairement leur summum de gravité au moment où l’accident se produit.Les accidents sont, on peut dire, essentiellement immédiats. Quand il s’agit de lésions déterminées par les petits projectiles, souvent les accidents ne se révèlent pas de suite. Pendant les premiers jours, les lésions semblent tout d’abord peu considérables, puisl’on voit survenir ensuite des inflammationsultérieures, des suppurations profondes, des hémorragies consécutives.

Coups de feu. — Examinons maintenant les blessures produites par les projectiles de petit volume. Ces blessures portent plus particulièrement le nom de coups de feu . Elles peuvent se diviser, d’une part, en contusions plus ou moins simples; d’une autre part, en plaies contuses. Les contusions sont des lésions assez rares ; tantôt elles dépendent d’une balle douée de peu de mouvement, d’une balle morte qui va frapper les tissus; tantôt elles proviennent du choc d’une balle sur une partie de l’équipement ou de l’habillement présentant une assez grande résistance, un bouton de métal, un porte-monnaie ou une montre. Les contusions produites dans ces conditions ressemblent, du reste, aux contusions ordinaires. 1° Elles offrent peu d’étendue, le petit volume de la balle explique ce fait ; 2° la contusion est le plus ordinairement de forme arrondie ; elle peut exister à tous les degrés ; 3° les escarres qui se détachent sont habituellement en emporte-pièce; elles se détachent en bloc. La peau contusionnée l’est égalemement dans toute la partie qui a été frappée. Gomme les balles sphériques sont douées d’une quantité de mouvement moindre que les balles oblongues, on comprend que les contusions succèdent plus souvent à l’action des premières. Si la contusion au quatrième degré existe au niveau d’une articulation ou d’une cavité splanchnique, le pronostic est toujours beaucoup plus grave. Étudions maintenant les plaies contuses. Nous passerons succès-

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