‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 69 sur 270 · PAR LES BALLES · texte numérisé non relu

PAR LES BALLES

A. L’orifice d'entrée est quelquefois égal à l’orifice de sortie

Cas le plus rare.

B. L’orifice d’entrée peut être plus pe'il que I Opinion de Dupuytren. l’orifice de sortie (Cas assez rare.

C. L'orifice d’entrée peut être plus grand que I Opinion de Blandin, l'orifice de sortie j Cas fréquent.

A. Pour que l'orifice d’entrée soit égal à l’orifice de sortie, il faut les quatre conditions suivantes. . .

1° Égalité d’angle d’incidence et d’angle de sortie.

2° Que la balle soit douée d'une quantité de mouvement considérable.

3° Tissus traversés dedensilé égale.

4° Pas de déformation de la balle.

( 1° Balle déformée pendant son trajet, aplatie, plus

B. Pour que l'orifice d’entrée soit V Vü^urn‘neuse a sor*'e’ plus petit que l’orifice de sortie J 2° Balle enlraQt perpendiculairement et sortant il faut . ) obliquement.

j 3U Balle entraînant des esquilles, des corps \ étrangers.

1° La balle entre obliquement et sort perpendiculairement.

12° La balle entre avec un corps étranger et le C. Pour que 1 orifice d entrée soit! corps étranger est laissé pendant le Irajet. plus grand que 1 orifice de sortie . 3u La balle entre par son grand diamètre et

il laut que .1 ressort par son diamètre le plus pelit.

[ 4° La balle, en sortant, décolle la peau, elle I s’en coiffe comme d’un doigt de gant, et elle ' la perfore en un point qui cède.

S’il fallait reconnaître l’orifice d’entrée ou l’orifice de sortie d’une balle à ces différences d’ouverture plus ou moins grande ou plus ou moins petite, le diagnostic serait vraiment bien difficile à porter, mais d’autres caractères peuvent heureusement vous guider. Ainsi :

1° La plaie d’entrée a habituellement les chairs repoussées en dedans; à l’orifice de sortie, les bords, au contraire, sont déjetés en dehors.

2° L’orifice d’entrée est en emporte-pièce; les bords de l’ouverture de sortie sont toujours plus ou moins irréguliers.

3° L’orifice d’entrée est habituellement égal au volume de la balle; l’orifice de sortie est presque toujours ou plus petit ou plus grand que le diamètre de la balle.

4° La plaie d’entrée exhale souvent une odeur sulfureuse, cette odeur dépendant du résidu de la poudre enflammée.

5° La teinte est habituellement plus noirâtre à l’orifice d’entrée, soit que l’ecchymose soit plus prononcée à ce niveau, ou que cette partie soit plus directement colorée en noir par les principes charbonneux dont la balle est, pour ainsi dire, plus imprégnée au moment où elle vient frapper les tissus.

Les détails que nous venons de vous indiquer se rapportent surtout aux plaies produites par les balles sphériques. Présentent-ils des modifications sérieuses lorsqu’il s’agit de plaies occasionnées par des balles cylindro- coniques? Quelques auteurs ont affirmé que oui; il n’en est rien. L’observation démontre seulement que les dégâts occasionnés sont beaucoup plus considérables quand ils ont été produits par les balles oblongues. Ces projectiles sont toujours doués, en effet, d’une quantité de mouvement plus grande. On avait prétendu aussi que les balles oblongues pouvaient seules déterminer des plaies linéaires. Cette observation n’est pas juste. Ces plaies linéaires peuvent très bien se rencontrer dans les cas de blessure par une balle sphérique; Guthrie en a cité plusieurs observations. Ce fait a lieu dans des conditions, du reste, encore mal définies. Il semble que

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