TRAITEMENT — ABLATIONS DES CORPS ETRANGERS
dit pince américaine, pince à balles de Tiemann. Avec ce tireballes, la prise est beaucoup plus sûre, même dans le cas où une très petite portion de projectile pourrait seule être saisie. La figure 2 vous donne une idée très exacte de l’action de l’instrument.
On employait assez volontiers autrefois de fortes pinces dont la forme, la longueur, les courbures étaient différentes et semblaient être, par conséquent, plus ou moins utiles dans telle ou telle condition. Il vous suffira de jeter un coup d’œil sur les principaux de ces instruments pour apprécier qu’ils ne permettaient une force suffisante ni dans la préhension ni dans la traction.
F i g. 5. — Tire-balles.
«, bec de corbin ; b, bec de grue coudé ; c, bec do grue droit ; ci, bec de cane.
Les figures 3 et 4, tirées de l’ouvrage de Legouest, vous permettront d’apprécier facilement leur valeur respective. Vous trouverez dans les auteurs quelques préceptes pour
saisir le corps étranger et l’extraire. Ces préceptes n’ont que peu de valeur. La plupart clu temps, comme le dit Legouest, « on saisit les projectiles ou les corps étrangers comme on peut ; l’important est de les bien saisir, afin qu’ils ne s’échappent pas des mors de la pince pendant l’extraction. »
Fi g. 6. — Curette tire-balles de Thomassin.
Fig. 7. — Tire-balles.
a , bec de lézard ; — b, bec de perroquet ; — c, tribu lcon de Percy : les deux brandies de la pince peuvent se démonter: l'une représente une curette, dans l’autre est renfermé un tire-fond d ; — e, tire-balles actuel formé; — A le même ontr'ouvert pour faire voir la diminution du volume des branches un peu audessous des mors.
Lorsque les corps étrangers ont pénétré dans la substance osseuse, et qu’ils restent logés sans que l’os soit rompu dans sa continuité, l’extraction est toujours très difficile, surtout s’il