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TRAITEMENT DES LÉSIONS DES NERFS

cale est différente, surtout depuis que l’application delà bande d’Esmarcli vous permet de procéder avec plus de certitude.

Pour la lésion des nerfs, on peut mettre en usage un traitement immédiat et un traitement consécutif. Le traitement immédiat a pour but de s’opposer de suite aux accidents que cette complication détermine ; ainsi on a proposé quelquefois, pour les plaies ordinaires, la suture nerveuse.

Pour les plaies par armes à feu, il est évident que cette opération ne peut être acceptée. Gomme on a prétendu que dans les cas de section incomplète des cordons nerveux, les douleurs ressenties étaient souvent plus vives, on a donné quelquefois le conseil de compléter une section nerveuse, tout d’abord incomplète. Cependant Weber lui-même n’accepte pas cette pratique.

Le traitement consécutif est dirigé contre les deux symptômes qui dépendent le plus souvent de la lésion d’un nerf, la névralgie traumatique, d’une part, avec phénomènes de contracture, et, d’autre part, la paralysie du mouvement et du sentiment avec troubles notables dans la nutrition des parties innervées par le cordon lésé.

Nous n’entrerons pas dans tous les détails que comporte cette question de pathologie spéciale, citons seulement comme moyens à mettre en usage : les applications froides, les compresses imbibées de chloroforme, les vésicatoires, les injections de morphine, l’électrisation des parties atrophiées, les douches avec massage.

Dans les cas de névralgies traumatiques, vous devrez toujours songer à la présence probable de corps étrangers.

Lorsque la complication dépend de lésions osseuses, voici les quelques indications que vous réaliserez :

lü Dans les cas de contusions superficielles, comme la guérison est habituellement rapide, vous emploierez seulement quelques moyens simples, quelques cataplasmes, quelques résolutifs.

2° Si la contusion est profonde, craignez alors la production

ultérieure d’abcès osseux ou d’abcès sous-périostiques. Vous aurez soin, dans ces cas, de reconnaître aussi rapidement que possible cette complication. En ouvrant l’abcès, vous soulagerez immédiatement le blessé.

3° Lorsqu’il y a fracture, voici quelques préceptes dont vous vous souviendrez. Quelquefois l’amputation est nécessaire, si les dégâts sont tels que toute autre intervention semble inutile. Si la conservation du membre peut être tentée, simplifiez tout d’abord la fracture. S’il y a des corps étrangers, enlevez-les. Le précepte est généralement accepté; il est indiqué d’y procéder le plus rapidement possible pour que le gonflement des parties ne rende pas plus tard l’intervention plus douloureuse et plus difficile. Enlevez aussi les esquilles primitives, ces esquilles libres et flottantes. Les chirurgiens de tous les pays et de toutes les époques s’accordent à recommander cette ablation. Jobert(de Lamballe) est peut-être le seul que vous trouverez dissident sur ce point de pratique.

Pour les esquilles secondaires, la conduite à tenir est différente, suivant les divers chirurgiens. Percy, Larrey, Dupuytren conseillent, par exemple, de les remettre en place. En agissant ainsi, on obtiendrait souvent, d’après eux, un résultat favorable; leur consolidation ultérieure se réaliserait souvent. Guthrie, Roux, Begin, Baudens donnent, au contraire, le conseil de les enlever immédiatement. C’est l’opinion à laquelle nous nous rallions. Si, en effet, dans quelques cas très rares, très exceptionnels, on voit des esquilles secondaires se réunir aux parties voisines, le plus souvent ce travail n’a pas lieu; mieux vaut alors en faire l’extraction. Hutin, alors qu’il était chirurgien en chef des Invalides, a consigné sur ce sujet des observations nombreuses; pour lui, le doute n’est pas possible, la consolidation des esquilles secondaires est presque toujours fort douloureuse, souvent dangereuse et quelquefois funeste. Quant aux esquilles tertiaires, il est tout naturel de les laisser en place.

4° Une fois que la fracture a été pour ainsi dire simplifiée

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