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ACTION DU MÉDECIN SUR LES MALADIES- H

tent, au contraire, de recevoir les plus grands développements. Mais, isolées des expériences pratiquées sur l'animal vivant, leurs résultats ne contriJDueraient guère au véritable progrès de la science médicale.

C'est celte étude physiologique et chimique des causes morbifiques qui pourra seule nous faire comprendre le mécanisme des maladies et nous indiquer les moyens qui permettront de les guérir. Deux méthodes différentes paraissent pouvoir atteindre ce dernier but : la première consisterait à neutraliser chimiquement les principes nuisibles, la seconde à les éliminer. Dans l'état actuel de nos connaissances, la neutralisation chimique parait encore très problématique. Les poisons, pour cesser d'agir, doivent être éliminés. C'est vers ce résultat que convergent tous les efforts de la nature, et c'est au même but que doivent tendre tous les efforts du médecin.

DOUZIÈME LEÇON

DE L'ANALOGIE ENTRE LES CAUSES MORBIDES ET LES POISONS (suite).

SOMMAIRE : Les progrès de l'anatomie pathologique ont été du plus grand secours aux sciences médicales. — Les résultats des autopsies cadavériques sont, toutefois, loin de nous satisfaire. — Des lésions fort étendues peuvent parfois exister sans avoir déterminé pendant la vie des sj'mptômes graves. — L'anatomie pathologique ne suffit donc pas pour expliquer toutes les modifications qui se produisent dans l'organisme k l'état de maladie. — Mes expériences sur les nerfs abdominaux. — Expérience de Chossat sur l'inanition. — Effets mortels d'une secousse inattendue chez des animaux réduits à un grand état de faiblesse par l'inanition. — Influence de la température sur la durée de la vie dans ces conditions spéciales. — L'anatomie pathologique ne peut expliquer que les causes immédiates et mécaniques de la mort. — D'autres moyens d'investigation sont donc nécessaires. — Les effets des poisons ressemblent entièrement, sous ce rapport, à ceux des causes morbifiques, — Deux classes bien distinctes de substances vénéneuses. — Les unes se combinent chimiqueaient aux tissus, les autres circulent librement dans le sang. — Les efi"ets des premières sont permanents et incurables ; les effets des secondes peuvent n'être que transitoires. — La substance toxique peut être expulsée de l'organisme quand la vie est artificiellement prolongée.

Messieurs,

Depuis l'époque la plus reculée, les médecins philosophes ont eu la pensée d'expliquer les phénomènes présentés par les malades durant la vie par les altérations pathologiques que l'on rencontre au sein des viscères après la mort. Ces efforts ont certainement enrichi la médecine de faits précieux, et particuhèrement depuis le com-

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