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DES ACTIONS NERVEUSES DIVERSES

loppe cutanée, habituellement sensible aux actions extérieures, se trouve entièrement soustraite à leur influence : la douleur n'existe plus, bien que les actions réflexes soient toujours en permanence, pour témoigner que les nerfs sensitifs ont conservé une partie au moins de leurs fonctions accoutumées.

Pour ce qui touche aux nerfs moteurs, les résultats de l'expérimentation nous apprennent à en distinguer deux espèces : les uns destinés à resserrer, les autres à dilater les vaisseaux. Les premiers seraient les nerfs vaso-moteurs, émanés du grand sympathique ; les seconds seraient les nerfs de tissu, émanés de l'axe céphalo-rachidien, et qui vont se rendre aux divers parenchymes de l'économie : nous appelons les premiers vaso-moteurs, parce qu'ils font contracter les vaisseaux; mais, pour^ce qui touche aux seconds, il est bien plus difficile d'expUquer leur action. Dans tous les cas, il semblerait qu'ils n'agissent que sur le parenchyme même de nos organes, provoquant ici la sécrétion, là des contractions musculaires, plus loin des phénomènes d'une autre nature^ et destinés, dans tous les cas, à mettre en évidence les propriétés spéciales de chaque tissu, indépendamment de l'état particulier du sang qui le traverse; car, lorsqu'ils exercent leur action, celle des nerfs vaso-moteurs paraît suspendue.

Nous avons vu précédemment qu'il existe des nerfs qui dirigent leur action sur les vaisseaux pour les contracter ou les dilater, et qu'il en est d'autres qui réveillent les propriétés latentes des tissus à l'état de repos, la contraction dans les muscles, la sécrétion dans les glandes. Or, ces divers phénomènes coïncident toujours

avec une dilatation des capillaires : il faudrait donc se demander s'il est possible de distinguer les nerfs vasomoteurs des nerfs d'autres tissus, le grand sympathique étant mis hors de cause ; ce dernier, en effet, provoque la contraction des vaisseaux, tandis que nous voulons ici nous occuper de leur dilatation exclusivement.

Il existe assurément une différence entre ces deux ordres de nerfs, à en juger par la distinction absolue qu'on peut établir entre les deux ordres de phénomènes. Un muscle peut se contracter sans que la circulation soit accélérée; et réciproquement, la circulation du muscle peut être accélérée sans que la contraction se produise. — Il en est de même par rapport à la sécrétion glandulaire. On peut donc ranger en deux catégories parfaitement distinctes les effets de l'excitation locale d'une branche nerveuse appartenant au système cérébro-spinal.

Mais il existe une circonstance très remarquable à cet égard, et qui m'a souvent embarrassé lorsque j'en cherchais l'exphcation rationnelle : je veux parler des effets de l'excitation alternative du grand sympathique de la corde du tympan, dont je vous ai si souvent entretenus à propos de la sécrétion salivaire. Nous avons vu qu'en galvanisant le nerf moteur, on accélère la circulation, en activant aussi la sécrétion, mais, en galvanisant le grand sympathique, on ralentit le torrent circulatoire, et, malgré ces effets, la sécrétion s'opère comme auparavant, bien que les propriétés ne soient exactement plus les mêmes : elle est plus visqueuse et moins abondante.

Cette expérience semblerait devoir nous conduire à reconnaître l'existence de deux ordres de nerfs sécréteurs ,

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