‹ Leçons de pathologie expérimentale [electronic resource]Chapitre 61 sur 143 · ACTIONS CHIMIQUES DES NEUFS · texte numérisé non relu

ACTIONS CHIMIQUES DES NEUFS

blable, nous verrons que le mouvement en constitue un élément nécessaire. Or, le mouvement ne peut avoir lieu que par rinlermédiaire des nerfs et de la matière contractile. Le système nerveux n'est, en pareil cas, qu'un simple excitant, comme le voulait Haller; jamais il ne peut rien fournir à un tissu ; il ne peut que mettre en lumière ses propriétés; et son action ne peut s'exercer que par l'intermédiaire de l'élément contractile sous une forme quelconque. Il faut donc considérer le fait chimique de la sécrétion comme se rapprochant à beaucoup d'égards de la contraction musculaire; nous devons supposer des substances capables de réagir l'une sur l'autre, mais qui, avant l'intervention du svstème nerveux ne se trouvaient point dans les conditions nécessaires pour remplir ce but. Quant à la partie physique du phénomène elle se rapporte encore à des dilatations et à des constrictions vasculaires qui établissent des modifications dans l'endosmose. L'action d'un nerf sensitif, lorsqu'il influe sur les sécrétions, agit, comme toujours, à la façon d'un phénomène réflexe, et le nerf sécréteur ne serait finalement qu'un nerf moteur.

11 s'agit maintenant de faire l'application de ces idées générales à la pathologie, et nous vous montrerons, dans la prochaine séance, comment ceriaines lésions de la moelle épinière peuvent produire le diabète, l'albuminurie, le ptyalisme, et une foule d'autres affections anulogues.

TREIZIÈME LEÇON

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