‹ Leçons de pathologie expérimentale [electronic resource]Chapitre 83 sur 143 · PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE

réglée. En physiologie, au contraire, les expérimentateurs vont trop vite et cherchent à se surprendre réciproquement^en défaut. On veut trouver du nouveau sans étudier suflîsamment tout ce qui a été déjà fait. Cette anomalie ne cessera que lorsque la science sera plus avancée.

Ce qu'on remarque aujourd'hui en physiologie et en médecine existait d'ailleurs pour les sciences chimiques avant l'apparition de Lavoisier. Ces sciences n'étaient pas encore faites. Les ouvrages de ce temps nous montrent les tergiversations des hommes les plus distingués : Priestley, entre autres, se plaint amèrement de ce qu'on refait mal ses expériences ou qu'on leur donne de fausses interprétations.

En traitant de la formation du sucre dans l'économie, nous serons bref, afin de ne pas répéter les choses bien connues et non contestées. Nous nous attacherons seulement à rétablir et à rectifier ce qui a été obscurci; nous aurons l'avantage de nous trouver toujours sur le même terrain, car l'organisation des animaux ne change pas comme l'opinion des hommes, et nous n'avancerons rien que nous ne le prouvions expérimentalement. Depuis nos anciennes leçons, des faits nouveaux ont été mis au jour. Nous n'avions pas encore découvert alors qu'une matière première glycogène préexistait dans le foie et présidait à la formation du sucre. C'est pourquoi nos idées ont dû se modifier quand nous avons eu trouvé ce grand fait; mais au fond aucune expérience n'a changé pour cela, c'est seulement l'interprétation qu'il faut étendre et modifier.

LEÇON

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