‹ Leçons de pathologie expérimentale [electronic resource]Chapitre 94 sur 143 · C. BEBNABD. Patll. GXp · texte numérisé non relu

C. BEBNABD. Patll. GXp

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reconnaît d'autre autorité que celle des faits et elle s'affranchit de l'autorité personnelle. Il y a longtemps que les sciences physico-chimiques ont reconnu que le principe autoritaire, qui était le fondement de la scolaslique, doit être abandonne. Quand Descartes disait qu'il faut ne s'en rapporter qu'à l'évidence ou à ce qui est suffisamment démontré, cela signifiait qu'il fallait ne plus s'en référer aux paroles, mais aux faits. J'aurai ultérieurement de fréquentes occasions de vous prouver qu'en méthode expérimentale, la trop grande foi dans les opinions personnelles peut avoir de grands inconvénients et constituer un véritable obstacle au développement de la science.

Quoique je ne fasse ici que vous rappeler un principe de la méthode expérimentale depuis longtemps établi dans la science, je tiens à ajouter quelques explications pour vous montrer que ce dédain de l'autorité que consacre la méthode expérimentale n'est nullement en désaccord avec le respect et l'admiration que nous vouons aux grands hommes qui nous ont précédés et auxquels nous devons les découvertes qui sont les fondements des sciences actuelles.

En effet, dans les sciences physico -chimiques, et à plus forte raison dans les sciences biologiques, les grands hommes peuvent être des modèles à imiter ; mais ils ne Sont jamais des promoteurs de vérités absolues et immuables. Chaque grand homme tient à son temps et ne peut venir qu'à son temps, en ce sens qu'il y a une succession nécessaire et subordonnée dans l'apparition des découvertes scientifiques. Les grands hommes peuvent être comparés à des tlambeaux qui brillent de loin en

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