‹ Leçons de pathologie expérimentale et leçons sur les propriétés de la moelle épinièreChapitre 94 sur 154 · MÉDECINE PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

MÉDECINE PHYSIOLOGIQUE

pourrait admettre, en effet, que, de tout temps, la physiologie a servi de point d’appui à la médecine, parce que, de tout temps, les théories médicales ont été en rapport avec les idées physiologiques régnantes. Chez Hippocrate, chez Galien, on trouverait ainsi que les idées physiologiques et les idées médicales se correspondent. On serait donc en droit de soutenir que déjà la médecine d’alors était fondée sur la physiologie. À des époques plus rapprochées de nous, en étudiant les grands expérimentateurs, tels que -Harvey, Graaf, Àselli, Pecquet et bien d’autres, on verrait encore que leurs expériences physiologiques servaient de point de départ à des théories médicales. Tout cela est très vrai; mais aujourd’hui il ne s’agit plus d’idées physiologiques ou médicales vagues et systématiques, il s’agit de la physiologie expérimentale, qui est une science parfaitement définie.

Je ne veux pas entrer ici dans des. explications qui trouveront mieux leur place plus tard; mais je dirai seulement qu’il ne faut pas confondre les systèmes physiologiques, par lesquels on explique tout en partant de quelques faits physiologiques qu’on généralise trop, avec la physiologie expérimentale qui n’explique que ce qu’elle prouve en laissant inexpliqué tout ce qu’elle n’a point encore atteint par l’expérimentation. De même, en médecine, il ne faudrait pas confondre les systèmes médicaux, qui expliquent toutes les maladies, avec la médecine expérimentale qui n’applique la physiologie à l’interprétation des maladies que là où les faits le permettent, laissant de côté et dans l’obscurité tout ce que l’expérimentation médicale n’a point encore éclairé.

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