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C. Anémies complexes. — Anémies des Convalescents

Dans toutes les maladies aiguës ou chroniques, l’anémie peut être complexe dans son mode de production ; mais ses causes peuvent toujours être ramenées à ces trois séries fondamentales : 1° déperditions de sang ou d’humeurs; 2° diète ou inanition; 3° dégénérescence des organes formateurs du sang, ou empoisonnement. Plus la maladie a compromis de glandes vasculaires, provoqué des sécrétions morbides, commandé les déplétions artificielles, nécessité l’abstinence, plus elle entraînera sûrement le développement de l’anémie. Sous ce rapport, la fièvre typhoïde peut servir de type, car elle commence par atteindre les glandes de Peyer et de Brunner, qui sont des glandes lymphoïdes, et détermine tous les genres de dénutritions, toutes les dégénérescences des tissus, toutes les déperditions, sans que la réparation immédiate soit possible, l’absorption étant elle-même souvent enrayée pendant les périodes graves de la pyréxie. Aussi la convalescence est-elle longue, difficile et souvent enliwée par des accidents sérieux, parce que le sang, appauvri en éléments histologiques, ne suffit pas encore à l’innervation du cœur, et surtout des organes digestifs, dont les ulcérations, à peine en voie de cicatrisation, ne permettent pas encore le fonctionnement régulier.

Comme type opposé, on peut citer la pneumonie, qui n’entrave que la fonction pulmonaire et ne produit qu’un exsudai limité; aussi, dès que la fièvre est tombée, le malade se rétablit rapidement. Il n’en est pas de même dans la pleurésie, carie poumon reste longtemps comprimé, et le liquide pleural

est chargé d’albumine ; de là une anémie par déperdition d’albumine et par gêne respiratoire à la fois.

Toutes les affections aiguës présentent, outre ces conditions complexes, un élément morbide commun; c’est la fièvre qui, en modifiant toutes les oxydations, use rapidement la trame organique, et contribue ainsi à l’amaigrissement, à l’atrophie, bien plus encore qu’à la perte des globules.

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