‹ Leçons de pathologie expérimentaleChapitre 29 sur 57 · II. SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

II. SYSTÈME NERVEUX

L’anémie se traduit le plus souvent par une diminution ou une exaltation partielle de la sensibilité des nerfs périphériques;

SIGNES DES ANÉMIES

de là des anesthésies, des névralgies, des hyperesthésies cutanées et des douleurs musculaires ; c’est la prédominance et l’ensemble des phénomènes douloureux, qui ont fait croire à l’existence d’une irritation spinale ; mais il ne s’agit en réalité que d’une excitation du système nerveux périphérique, sensitif ou moteur ; toutefois l’innervation des nerfs moteurs et de la moelle se traduit rarement par les troubles du mouvement; les convulsions, les contractures et les paralysies motrices sont en effet exceptionnelles.

Une deuxième série de phénomènes a son siège dans l’encéphale et les sens spéciaux ; elle se caractérise par les céphalalgies vraies et péricrâniennes, les migraines, les vertiges, plus rarement par la somnolence ou le délire, et parfois par les illusions de la vue et de l’ouïe.

Une troisième série de symptômes nerveux comprend l’innervation des nerfs vagues et grand sympathique ; la portion de ces nerfs qui préside à la respiration et à l’action du cœur a déjà fait l’objet d’une étude spéciale; il nous restera à connaître l’intluence de ces nerfs sur la digestion.

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